L'EMPIRE
Les cotes de la Chine. — Du nord an sud, les raers qui baignent les coie3 de la Chine se divisent en : mer Jaune, mer Orientale, (Toung-haï) et mer de Chine méridionale ou mer du Sud (Nan-haï). Ce sont des mers presque fermées, et cependant agitées par des vents violents qui en rendent la navigation fort périlleuse.
La mer Jaune est fermée par la presqu'île de Corip, prolongée par le groupe des iles Quelpaârt, au nord desquelles les Anglais avaient songé à créer une station militaire, Port-Hamilton '. Elle se creuse eu trois golfes profonds : le golfe de Corée, le golfe de Liao-toung ou golfe de Mandchourie, et golfe de Pe-tchi-ti.
A l'extrémité de la longue presqu'île qui sépare le golfe de Corée du golfe de Mandrhourie, est Port- Arthur, port de guerre récemment «réê par des ingénieurs européens et fortement défendu.
En face, sur les eûtes de la presqu'île montagneuse et admirablement cultivée de Chan-toung, une deuxième station militaire a été créée, il y a peu de temps, a Wei-hai-wei (42 milles a l'est de Tckefou\, pour compléter la défense de l'entrée du golfe.
Dans le golfe, tombe : le Pei-ho, qui est la rivière de Tien-ttin, résidence des diplomates européens. Un chemin de fer conduit de Tien-lsin à Pékin. L'embouchure du Pei-ho est actuellement for- !iinl,-;!>1. 'ziio.it défendue parles forts do Ta-kou.
Plus au sud, est l'embouchure Ju Hoang-ho.
La mer de Chine orientale prolonge la mer Jaune; elle est fermée par l'archipel japonais des îles Riou-kion et par la grande lie de Formose.
Sur la cote chinoise estle grand port de Chang-hai, en face et à dirai jours de navigation du port japonais de Nngnsnki.
Us autres poils ouverts seul ïiiiiy-po, en face des iles Chu-san,
'■■■'i et t'(iii-ti;liixiii, capitale du Fo-kien, à l'embouchure de
« rivière Min, arsenal fortifié, créé par une mission française et
uelqnes années après (1884), par la flotte française de l'ami-
"' Courbet.
i la même époque, on occupa les ports do Ke-hmg et de Tam-sui, a
"ilrémtté nord de l'île Formose, et le port de Ma-kung, dans l'ar-
lles Pescadores, qui constituent une station avantageuse
•kns le détroit de Formose en face de Tai-wan et de Ta-kou, dans
^fitiose, et à'Àmoy et do Swa-tow sur les eûtes de Chine.
'• Cette position leur permettrait d'être maîtres du détroit de Corée. to projets ont Clé suspendus.
Les montagnes intérieures de la grande île de Formose sont habitées par des tribus indépendantes. Elles ont des mines de houille.
La mer de Chine méridionale est comprise entre les côtes de la Chine méridionale, celles de l'indo-Chine et des Philippines.
Ses ports principaux sont Canton et Victoria (Hong-kong), dont nous avons dit déjà l'imporlance. Elle creuse le golfe du Tonkin que ferme l'Ile il Uaï-nan.
Les ports de Bai-haou et de ■Qiang-tcMou dans l'Ile de Naï-nan, et surtout celui de Pa-khoi, sur la cûte ferme du golfe du Tonkiu, ont quelque importance.
D'après l'aperçu géographique qui précède, la Chine présente trois zones : une zone littorale, une région centrale, une zone frontière. Dans la zone littorale, on estime la den.silé de la population à 198 h. park. c. ; dans la région centrale, à 111 h. par k, c. ; dans la zone frontière, à 45 h. par k. c., soit une moyenne d'env. 100 h. par k. c. '.
Grande- Muraille. — Pour protéger les provinces de leur empire contre les incursions des nomades : Mongols, Mandchous et Tariares, les empereurs ont fait élever sur la frontière du nord et du nord-est, un rempart, qui atteint le prodigieui développement de prés de 1,700 kil. Ce rempart est formé d'un parapet de terre, revêtu de briques dans certaines parties; il a 6 à 8 m. d'élévation et il forme une sorte de chaussée pavée, assez large pour donner passage à il ou 6 cavaliers de front. 11 est ruiné en bien des endroits et n'offrirait plus une protection efficace contre les incursions, dont Ie=danger a d'ailleurs disparu.
a densité de la popuhitîo
CHINE ET MAWDCHOURIE
La Chine se subdivise en 18 provinces qui sont groupées pour former huit gouvernements généraux cl trois gouvernements provinciaux. A ces 1K anciennes provinces onl été ajoutées récemment deux provinces nouvelles, appelées Sin-tsiang, nouveaux territoires, H organisées avec les territoires situés au pied des Tien-chan.
Cbacun de ces gouvernements est à lui seul un véritable Étal subordonné, mais qui, suivant l'intelligence ut l'énergie de son gouverneur, jouit d'une réelle autonomie. Sous l'autorité du gouverneur sont placés, dans chaque province, le directeur des impôts, les juges supérieurs, le général chinois commandant les troupes et, pufois, un général mandchou.
Les fonctionnaires se recrutent dans une aristocratie nombreuse de lettrés, dont la hiérarchie a pour base des examens successifs. Ils sont soumis à l'autorité de l'Empereur, limitée d'ailleurs par l'observance rigoureuse de certaines traditions, l'impulsion administrais est donnée à tout ce vaste empire par plusieurs conseils supérieurs de gouvernement. La résidence du souverain est à Pékin, dans une des parties les moins favorisées de la Chine, mais à portée Jei frontières de la Mandchourie et de la Mongolie.
1 .a Chine, proprement dite, représente une agglomération d'États dont la population dépasse celle de l'Europe'.
La Mandchourie, ou provinces de l'est, d'où sont sortis les conluérants qui, depuis -1639, ont imposé leur domination à la Chine e' lui ont donné la dynastie actuelle, a une population â peu près double de celle de la Suède, sur une superficie presque double 'fialeraenl. A Moukden, se trouve la sépulture des empereurs.
'■ Il n'existe pas lîe refL'iisemeut ofilûïel ; les cbuTres ci-après donnés ** soot que des approximations:
Eui'ope, 3iti,1U0,QU0 liab. (1886); Chine, 3(53,000,000.
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