Régioa du Cap et dépendances
Madagascar et dépendances, Masca ceigne s, Corn ores, etc.
Races et rellg-lons.
Les divisions ethniques des peuples de l'Afrique ne peuvent *ficore être bien précisées.
La race noire, qui peuple presque la tolaliLé du continent "fricain, présente des variétés de type nombreuses et de Mandes différences au point de vue de l'intelligence et des aptitudes, mais H semble que les dialectes de ces peuples se attachent à une même langue, la langue banlou, ce qui a fait apposer qu'ils devaient avoir une commune origine.
«n trouve, dispersés, isolés au milieu des populations noires,
des groupes d'hommes d'une origine toute différente, de petite taille (1m,50 env.), de couleur brune plutôt que nuire. Ils mènent la vie de chasseurs nomades. Les écrivains de l'antiquité les ont signalés sous le nom de fujgmêes.
La race blanche indigène, qui comprend les Arabes, les Berbères (Kabyles, Touareg, Tibbou), les Coptes et les Fellahs de l'Egypte, et les Israélites, est concentrée dans la zone septentrionale ; cependant des Arabes, pour la plupart chasseurs d'esclaves, ont pénétré dans l'Afrique centrale, et ils s'avancent de plus en plus vers le sud.
Enfin, l'Europe a fourni à l'Afrique un certain nombre d'émîgranls, qui ont parfois mêlé leur sang avec celui des indigènes. Des métis portugais habitent les eûtes d'Angola et de Mozambique.
Au Cap, les descendants des colons hollandais, mélangés à quelques familles d'émigrés protestants français, ont formé un peuple énergique, de forte stature, les Boërs, qui se particularise de plus en plus ; iL domine, par le nombre et par l'influence, les colons de pure origine anglaise, et se dénomme lui-même Afrikander.
L'islamisme est la religion de toutes les populations du nord, à l'exception d'un fort petit groupe de colons européens. Il fait des progrès rapides vers le centre; mais la plus grande partie des noirs pratique encore un fétichisme grossier.
i chrétiennes, malgré les efforts de nombre d'hommes de dévouement, font peu de prosélytes. Tandis que, dans chaque musulman, se trouve un croyant et, pour ainsi dire, un apûtre de l'islam, les missionnaires chrétiens sont isolés dans leur action, et souvent gênés, plutôt que soutenu; par les Européens qu'attirent en Afrique le goût des aventu ou l'appât du lucre.
Premières explorations de l'Afrique.
Sur les cales de l'océan Atlantique, les anciens n'avaient guère dépassé la presqu'ile de Sierra Leone (voyage d'Hannon, 600 ans environ avant l'ère chrétienne); sur celles de l'océan Indien, ils ■'étaient avancés un peu au delà de Zanzibar (1" siècle de l'ère chrétienne); dans l'intérieur, la limite des notions anciennes est marquée approximativement par une ligne qui, partant du cap Bojador, sur l'Atlantique, passe au sud des principales oasis marocaines et algériennes, au sud du Fezzan et de l'oasis de Siouah (oasis de Jupiter Artimon), et qui, rejoignant le Nil vers Assouan {Syène}, remonte le fleuve jusque vers l'embouchure du Sobat (près Fackoda), passe au sud de l'Abvssinie, et aboutit au golfe d'Aden.
Les navigateurs portugais du xvn siècle furent les premiers â tracer les contours du continent africain.
En M8G, la pointe sud-africaine était atteinte par Bartholomeo Diaz; il l'appelait cap des Tempêtes, nom changé par le roi de Portugal en cap de Bonne-Espérance, parce qu'on espérait avoir découvert la route des Indes.
En 149", Vasco de Gama doublait !e Gap et entrait dans l'océan Indien. Vers la même époque, des trafiquants portugais pénétrèrent <lans l'intérieur de l'Afrique. Ils signalèrent l'existence de grands lacs', sous l'équateur, mais leurs découvertes ne furent pas complétées et n'acquirent aucune cerlilude scientifique. C'est seulement a»ec !e xix° siècle que commença l'exploration méthodique du confinent africain.
La relation attrayante, maïs peu scrupuleuse, d'un voyage de l'Anglais James Bruce dans l'Abyssinie et dans la haute vallée du ^1(1769-1771) passionna l'opinion. Les récits sur les horreurs de "> traite l'émurent.
En 1788, il se forma, à Londres, une société dans le bul d'encoura8er les explorations africaines et de combattre l'esclavage.
ngj-isofi. —L'Écossais Mungo-Park visita le Soudan occidental et la vallée du Niger;
. '■ Ces lacs figurent sur la grande sphère de la bibliothèque de Venise u *V|= siècle et sur les portulans portugais de la même époque. ] . 'aïs, depuis il 00, le centre des cartes de l'Afrique était, en général, JjT**é en blanc ou, parfois, chargé do détails dans lesquels l'Imagination ^ Cartographes se donnait libre carrière.
*xt. i
1*09-1801. —L'Allemand Horneman pénétra dans le Fezzan et le Bornou.
L'attention fut détournée de l'Afrique pendant la tourmente des guerres de la période napoléonienne; elle s'y reporta à la chute de iSapoléon, et l'une des premières conséquences fut la déclaration de l'abolition de la traite (congrès de Vienne en 1815 et de Vérone en 1822).
Dès ce moment, commence une série de hardies explorations, continuées jusqu'à nos jours. Pour en présenter un tableau clairement résumé, nous les grouperons en:
Explorations duSahara et duSoudan,
Explorations du Nil supérieur et des grands lacs,
Explorations des bassins du Zawbèx et du Congo,
Explorations de l'Afrique australe.
Explorations du Sahara et du Soudan :
L'Afrique sf'ptvnl.nori.-ilc lui le premier objectif des explorateurs. Les Anglais et les Allemands s'occupèrent de préférence des routes de pénétration, partant de Tripoli dans la direction du Soudan central (lac Tchad et Niger); les explorations françaises portèrent, de leur côté, sur le Sahara et sur le Soudan occidental.
1° Soudan central :
1822-1824. — Les Anglais Denham, Oudney, et Clapperton, partis de Tripoli, traversèrent le Sahara par Mourzouk et découvrirent le lac Tchad.
1850-1855. — Les Allemands Barth el Overweg et l'Anglais Bichardsou partirent de Tripoli. Overweg et Richardson moururent, mais Barth atteignit Timbouctou et explora la région comprise entre le Tchad, le Niger, et son affluent la Renoué.
Les Allemands Vogel et Beurmatm compilèrent quelques parties de ces explorations. Tous deux périrent assassinés : Vogel en 1856, Beurmann en 1861.
1864-1865. — Gerhard Rohlf's, Allemand, se rendit du Maroc à Tripoli parlnsalah;
1865-1861.— lise rendit en suite de Tripoli à l'embouchure du.Niger.
1869-1874. — L'Allemand Nacntîgal partit de Tripoli et pénétra, lu premier, dans les régions comprises entre le Tchad el le haut Nil.
2° Sahara et Soudan occidental :
1828. — René Caillié, Fiançais, parti de la cote de Guinée, fut lo premier Européen qui pénétra à Timbouctou; il revint parle Maroc.
L'AFRIQUE ta
I8S9-1863. — Duveyrier, Français, explora le pays des Touareg.
1880. — Le docteur Lenz, Autrichien, partit du Maroc, atteignit Timbouctou, et revint par le Sénégal.
1880-1881. — Une expédition conduite par le colonel Flatters, partie du sud de l'Algérie dans le but de traverser le Sahara el d'atteindre le Niger, est trahie par ses guides et pu partie massacrée par les Touareg, prés des puits de Bir el Gharama (23° lat. nord), point le plus méridional atteint jusqu'ici au sud de l'Algérie.
D'autre part, le colonel Faidherbe, gouverneur du Sénégal, multipliait les missions d'études; le capitaine Vincent pénétrait dans l'Adrar(1860); le lieutenant de vaisseau Mage remontait le Sénégal et poussait jusqu'à Ségou, sur le Niger (1864).
Depuis 1880, l'extension de la France a fait de grands progrès dans le Soudan occidental ; des expéditions militaires annuelles ont Été poussées sur la rive droite du haut Niger.
1887. — Une canonnière descend le Niger jusqu'à Timbouctou, sans toutefois communiquer avec la ville, alors dominée par les Touareg.
1887-1889. — Le capitaine Binger, parti du Sénégal, pénétre dans le pays de Kong et revient par Grand-Hassam [cote de Cuinée).
1890-1892.— Le commandantMonteil, parti du Sénégal, traverse le Soudan, atteint le lac Tchad et revient par Tripoli.
Explorations dn Nil supérieur et des grands lacs.
Pendant celte même période, les conquêtes égyptiennes s'étendaient dans la vallée du haut Nil , el de nombreux explorateurs recherchaient les sources du grand fleuve.
1838-1848. — D'Ahbadie, Français, explore l'Abyssinie et la région du Nil bleu.
1858-1862. — Les Anglais Speke et Grant, officiers de l'armée des 'ides, partis de Zanzibar, atteignent le grand lac appelé depuis lac Victoria, et constatent que c'est le bassin supérieur du Nil.
1861-1865. — Quelques mois après, l'Anglais Samuel Baker, qui *»ait remonté le Nil, atteignait, lui aussi, la région des grauds lacs ftt en faisait une reconnaissance plus détaillée.
1809-1871- — L'Allemand Schweiniurth dépassait la ligne de parl*ge entre le bassin du Nil et celui du Congo, et reconnaissait le ct>urs supérieur de quelques aflluents de ce dernier fleuve.
1873 ï 1880. — Plusieurs missions envoyées par le khédive °"£gypte, Ismael, sous la conduite des Anglais Baker et Gordon, ■le l'Américain Ch aillé Long, des deux Français Linant de Belle- ^ads, explorent la région du haut Nil et du lac Victoria.
Explorations des bassins dn Zamhéze et du Congo.
Les explorations des bassins du Zambèze et du Congo eurent une portée plus grande encore; l'honneur de les avoir commencées revient au docteur Livingsto ne.
1848-1873. — Livingstone, missionnaire écossais, séjourne plusieurs années dans l'Afrique méridionale et en fait, le premier, l'eiploration scientifique. 11 reconnaît le lac Nganii (184(1), le haut Zambeze (1853-1856), le lac Hyassa (1838-18154), le lac Tangaayika, et meurt près du lac Bangouéolo (1873).
Pendant quatre années, on était resté sans nouvelles de Livingstone ; Stanley et Cameron partirent à sa recherche.
1871-1872. — Stanley, Américain, dans un premier voyage, part de Zanzibar et rejoint Livingstone sur le lac Tanganyika.
1874-1870. — Cameron, parti également de Zanzibar pour rejoindre Livingslone, rencontra les porteurs qui ramenaient son corps; il vit le Congo à Nyangoué, mais l'hostilité des populations ne lui permit pas d'en descendre le cours; il atteignit la côte occidentale près de Benguela. Ce fut le premier voyage de traversée complète de l'Afrique fquatorialc.
1874-1877. — Stanley, dures un deuxième vo>j<.vje, partit de Zanzibar, fit la circumnavigation du lac Victoria, reconnut le lac Albert et le lac Tanganyika. rejoignit le Congo à Nyangoué, et parvint à en descendre le cours jusqu'à la mer.
1875-1878. — De Brazza, Français, parti du Gabon, explora la région de l'Ogùoué et rejoignit le Congo inférieur, affirmant ainsi les droits de priorité de la France entre le Gabon et le Congo.
1877-1878. — SerpaPinto, Portugais, traverse l'Afrique australe de Benguela à Natal.
A partir de 1880, les voyages des explorateurs se multiplient daui toutes les direction?. Li'iirs ilioiVaircs se recroisent et se vérifient mutuellement. Il ne reste plus guère comme terra incognito (|n;j:(| que quelques parties du bassin du lac Tchad et de la région saharienne entre Timbouctou et Insalah1.