L'expédition, qui a duré du 9 août a
a coulé 16 oflie chiffre il faut ajouter celui, assez élevé et difficile à préciser, des Européens ujorta de maladie, La dépense a été de 9 millions et demi environ. — Les Anglais avaient dépeo 22 millions dam leur expédition contre les Achantia en 1873.
Gabon et Congo français.
La colonie du Gabon et son ch.-l. Libreiitk furent fondas, comme il a été dit plus haut, en 1842, pour recevoir des esclaves libérés.
Les reconnaissances de l'intérieur, exécutées de 1875 à 1878 par M. le lieutenant de vaisseau de Brazza, au moment où Stanley explorait le grand fleuve du Congo, amenèrent la France à affirmer, de sou coté, ses droits sur la rive droite du tleuve.
Dans un nouveau voyage en 1879, M. de Brazza fonda la station Franceville sur l'Ogoouc. Il atteignit le Congo, conclut des traités d'amitié avec Makoko, le roi des Oukingliis-Afourous, dont i! obtint pacifiquement une cession de territoire sur le3 bords du Cougo, 11 y fonda une station, qui reçut plus tard le nom de Brazzaville et explora une partie de la vallée du Kouilou.
Cependant Stanley, avec le concours de l'Association internationale africaine de liruxclles, avait organisé un Comité du Haut-Congo, et, en qualité dagent général de ce comité, il avait remonté le tleuve et créé une série de stations. 11 trouva le poste établi par de llraïza, dans les États de Makoko; le -ser'i>]][ sénégalais Malamine et trois indigènes laissés à la garde du pavillon français lu firent respecter ; le roi Makoko resta, de son côté , fidèle à ses engagements (1881). Stanley passa dans la vallée du Kouilou, antérieurement explorée par de Brazza, et y fonda quatorze stations'.
De très vives compétitions s'engagèrent entre Stanley, qui ne représentait, en définitive, qu'une association de commerce sans drapeau national, et de Brazza, représentant les intérêts et les droits français. Le gouvernement et le parlement français augmentèrent, «n personnel, argent, et matériel, les moyens d'action de M. de iiiazza, qui, retourné au Congo, renouvela, en 1883, les traités antérieurs, eu conclut de nouveaux, et créa 21 postes ou stations, éche- •lonuéssur le bas Congo, l'Alima, l'Ogôoué. A la conférence de Iterlin C 188»;, la France fit définitivement reconnaître ses droits de souveraineté territoriale.
t. Lu priorité de l'occupation français? sur le? territoires de la rive droite du Congo a été reconnue à la conférence de Berlin (19SJ), et les «tulions crC-êes par Staulty sur le Kouilou ont fait retour & la France, *o échange de ses droite sur la rive gauclie liu Congo.
Le Congo français1 confine : au nord, à la colonie allemande de Cameroun; la limite est marquée par la rivière Camp o et le parallèle correspondant, jusqu'au 12" 40' longitude est (convention du 24 déc. 1883) ; — au sud, au territoire portugais deKahinda1 et à l'État indépendant du Congo ; — ausud-esl el à l'est, h. l'État indépendant du Congo3.
La colonie est administrée par un Cornmhsairi: (f'nt'rtd. de la République française. La capitale est Libreville, sur l'estuaire du Gabon,
Les principales stations sont :
Sur la cûte : Bas-Eouitov, Loango, Pointe-Noire, le meilleur mouillage de la côte, occupé en 1S83, siège de factoreries françaises, anglaises, espagnoles, hollandaises, portugaises;
surl'Ogôoué : Lambarené, Njoté, Bàoué, Francevitte;
sur le Congo : Brazzaville, etc.
Les missionnaires français (Pérès du Saint-Esprit), dont le centre principal est a Landuna (fondé en 18~0 sur le territoire portugais), ont une dizaine d'établissements {Loango, Brazzaville, Saint- Louis, à l'embouchure de l'Oubanghi, etc.).
Les forêts offrent des ressources importantes. Les palmiers sont très abondants. Toutes les cultures tropicales (café, maïs, caoutchouc, etc.) réussissent; mais le climat interdit aux Européens le travail manuel, et les indigènes répugnent à tout effort. Des condamnés annamites, transportés récemment au Gabon, semblent s'y acclimater et prendre goût à la culture. Il y a actuellement 8 vapeurs français sur le Congo.
î. Par décret du 30 avril 1B9I, le aux possessions françaises du Cabot
S. Convention du 12 mai 18H6 avec le Portugal : pointe Cbamba, coalisent de la Luemma et de la Lubiuda, ligne de laite du bassin du Tchiloaugo jusqu'au méridien 10» 30' et ce méridien jusqu'au Tcniloango.
3. Convention avec l'État du Congo (déc. 1885) : le cours du Tcniloango prolongé par une ligne brisée jusque vers Manyangs sur le Congo. La limite est eusuite formée par le Congo, a partir d'un point en amont de Hanvangs, puis par sou affluent l'Oubanghi jusqu'au 4° latitude nord, et. à partir de ce point, par ce parallèle. Le cours de l'Oubaoghi n'était pu* encore connu ; on supposait alors qu'il coulait du nord au sud ; postérieurement, lorsque Ion reconnut la direction est-ouesl de son cours supérieur, ii fut convenu que lu rive gauche serait attribuée à l'État du Coogo, dont la limite ne pourrait, d'ailleurs, eu aucun cas, descendra au-dessous du 4° de lat. nord.
(Conventions du 5 fév. 1885 et du 29 avril 1887).
Explorations vers le lac Tchad. — Plusieurs explorations ont été poussées dans J'Hinlerland, qui n'est limité ni vers le nord-esl , c'est-à-dire dans la direction du Soudan égyptien, ni vers Je nord, c'est-à-dire dans la direction du Tchad.
Crampel1 entreprit, le premier, de traverser la région encore inconnue entre l'Oubanghi et le lac Tchad s.
En décembre 1890, il partait du poste de Dioukoua (au sommet du coude nord de l'Oubanghi) et se riiri geait vers le nord. Devançant U; gros de sa colonnu, il parvenait dans le pays d'el-Eouti (à env. 500 kil. nord de Dioukoua). I! y était attaqué par les musulmans i't massacré (avril 1891). Un Seul Européen (M. Nebout, laissé a l'arrière -garde) échappa au massacre et ramena les survivants à Brazzaville (août 1691;.
Une seconde espédition (mission Dibowski), organisée par le Comité de l'Afrique française pour appuyer Crampel, reprit son itinéraire (oct. 1891'. Dibowski surprit et châtia les meurtriers de Crampel (nov. IS'.'tî; il parvint jusqu'à ~° 30' de Iat. nord, mais ne put, faute de vivres, atteindre le pays d el-Kouti. 11 revint à Banghi (déc. 1891).
Tandis que ces expéditions partaient du coude nord de l'Oubanghi, M. de Brazza faisait reconnaître la Strngha, affluent de droite du moyen Congo, dont le cours, orieoté du nord au sud, paraissait ouvrir une voie naturelle vers le Tchad.
Une partie de la mission (Fourneau) devait faire le trajet par terre, ell'autre (Gaillard) remonter la rivière en bateau.
L'expédition fluviale fondait (rév. 1891) le poste d'ûuosso " (400 kil. de l'embouchure environ), reconnaissait le cours inférieur des ri-
1. Crampel avait précédemment «ploré le «ours de l'Ivindo, a!ïï. do dr. «lu Congo (août 1888-fév. 1889). Arrivé vers la limite du Cameroun, il avait été attaqué par les indigène a pahouins du haut Iviudo; il avait été ïilesaf, et avait dû regagner la côte à Bâta. — Quelques mois après, Bl. Gaillard, agent du Cougo français, relit, en deux mois, le voyage de Crampel, en suivant une route un peu plus à l'ouest.
2. Une souscription privée Gt le; frais île l'expédition. Crampel quittait la France eu mars 18311. La mission comprenait, outre M. Lauzière, ingénieur, MM. Nebout, BiscniTut, et Orsi, un Targui, fait prisonnier a la suite d'une rama en Algérie et emmené pour servir, le cas échéant, 'l'iriUirinJJiaire, une Pahouiue ramenée par Crampd du haut Ivindo, et 2.00 porteurs on hommes d'escorte. C'est, dit-on, à la trahison du Targui <[u'il faut attribuer la mort île Crampel.
i. Antérieurement, l'administrateur colonial Cholet avait atteint déjà le 'ilht'ii d'Ouosso, au confluent do la Massa et du Ngoko, et s'était engagé énns eette dernière rivière.
vières Boumbi (Massîépa) et Mambere (Ikela) et rentrait a Ouosso (avril 1891). Elle avait rencontré partout un pays riche, des populations pacifiques, et avait conclu des traités avec les chefs.
Quanta la colonne, elle remonta la Sangha et l'Ikela. jusqu'à iiO kil. environ au nord de Djembé, mais elle fut attaquée par les indipènés et ne put qu'à grand'peine regagner, sur des pirogues, le poste d'Ouosso (fin niai). Elle avait constaté que l'influence musulman» se faisait sentir chez les riverains du Mambere.
M. de Brazza a voulu reprendre, lui-même, l'itinéraire de l'expédition Fourneau. En décembre 1891, il fondait le poslo de Rama, surl'lkela, signait des traités avec les chefs indigènes, dont il était bien accueilli, et se mettait en relations avec les chefs arabes du Baghirmi (mars 1892).
C'est dans la petite île de Commit, au confluent du Boumbi et Mambere, qu'il a été rejoint par M. Mizon, venant de Vola Ngaoundere (5 avril 1892).
Le but de M. de Brazza est de s'établir fortement sur la haut* Sangha, pour en faire la base des opérations vers le Tchad.
Pendant l'été de 1891, M. Gaillard, qui venait d'explorer la Sangha, entreprenait la reconnaissance du haut Oubangbi. 11 fondai plusieurs postes, Bambassa, Doitnda, M-ihai, Courn!».). Dinutsea, de— Abiixa* (août-septembre 1891), espérant ainsi mettre un terme aa — incursions que les agents de l'État indépendant font continuelles ment sur nos territoires.
é chargé de l'exploratic
M. Liotard, médecin de la marine, ; du cours du Mbomou (1893).
En 1892-1893, une forte mission d'exploration, dirigée par M. Ma^S Ire, est partie de l'Oubanghi; elle a pénétré dans le ISaghirmi, -^ traversant l'Adamaoua, et elle est revenue par les boiieiics du Ni1^ ■ (mars 1893).
POSSESSIONS AHGLAI!
Gambie et Sic
Ces possessions sont réunies, depuis 188G, sous l'autorité d'un gouverneur en résidence ù. Free-Town, avec un lieutenantgouverneur en résidence a Balhurst.
La Gambie comprend quelques comptoirs sur le fleuve. Son chefliou est Sainte-Marie de Bathurat [1 à 8,000 hah.), dans l'Ile de Sainte- Marie, à l'embouchure de la Gambie. Gearges-Town, dans l'Ile Mac- Carihy (280 kil. de la côte environ], limite de la navigation des canonnières, est le principal centre commercial. Le commerce total varie entre 3 millions et demi et 4 millions de francs environ (2 millions à l'exportation).
La colonie de Sierra-Leoue (chef-lieu Free-Town, 22,000;hab. env.) a été fondée avec des esclaves libérés. Le climat est trÈs malsain. Population totale 60,000 hab. env., dont 270 blancs.
Le commerce total s'élève à 15 millions de francs environ (8 millions à 1'eiportation).
La délimitation sur le terrain de la frontière septentrionale de la colonie de Sierra-Leone (conventions du 28 juin 1882, du 10 août 1889,du 3 août 1890 et du 20 juin 1891) n'est pas encore fixée '.
Côte de l'Or et Côte de l'Huile.
Les possessions anglaises du golfe de Guinée (côte de l'Or «t Côte de l'Huile) sont, depuis 1874, réunies sous l'autorité <J'im gouverneur en résidence à Accra (Côte de l'Or), avec un lieutenant-gouverneur en résidence à Lagos (golfe de Bénin).
Etablissements anglais de la Gâte de l'Or. — En 1850, le Danemark vendit aux Anglais quelques comptoirs sur cette côte. En
1. La limite arrêtée par ces r.onvcotinns laisse In MeHacon'e h la France
*t lu Grande- Soudes ii l'Auyli.'teiTe, passe par l'intersection du 1(1" lali-
■ IJ'1 longitude ouest de Paris, et suit, vers le sud-cet, la ligue
'iii'ii ïi-iiibi Couuda. L'en teute ne s'est pas encoru Établie pour te
. - limite sur le terrain.