‹ L'expansion européenneChapitre 97 sur 160 · Voir page · texte numérisé non relu

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rope; Livingstone s'enfonça de nouveau dans l'ouest pour reconnaître le cours du Loualaba, qui, pensait-il, devait se jeter dans l'Albert -Nyanza et être, par conséquent, un tributaire du Nil. Il visita la région du Katanga (ouest du lac Moëro) et vint mourir, épuisé par la fièvre et les privations, à Kitambo, village au sud-est du lac Bangouéolo (27 avril 1873)1.

11 soupçonnait, en mourant, que le Loualaba n'appartenait pas au bassin du Nil, mais à celui d'un grand fleuve encore inexploré, dont on avait déjà reconnu l'estuaire dans l'océan Atlantique, le Congo. Cette opinion fut confirmée par les explorations postérieures.

Plusieurs explorateurs reprirent, en partie, le dernier itinéraire de Livingstone, entre autres un officier de la marine française, Victor Giraud, qui, parti de Dar es Salam, atteignit les lacs Nyassa et Bangouéolo, remonta par le lac Moëro jusqu'au Tanganyika et revint, par le lac Nyassa et le Chiré, à Quilimane (1882-1884).

La région des grands lacs et le versant oriental des plateaux de l'Afrique centrale sont actuellement partagés entre les Allemands, les Anglais, et l'État indépendant du Congo.

1. Le corps de Livingstone, ses dernières notes, «es instruments, furent transportés & Zanzibar par ses serviteurs noirs, admirables de dévouement et de courage. — Son Journal avait été rapporté en Europe par Stanley.

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