‹ L'expansion européenneChapitre 98 sur 160 · EST-AFRICAIN ALLEMAND · texte numérisé non relu

EST-AFRICAIN ALLEMAND

Historique sommaire. — La région appelée autrefois le languebar, qui comprenait les lies île Pemba, Zanzibar, Mafia et les côtes orientales de l1 Afrique, depuis Mozambique jusqu'au pays des Soroali, avait, depuis longtemps, atLiré l'attention des Européens, a cause de sa fertilité et de l'état relativement avancé de sa civilisalion. Elle offrait aui entreprises européennes, disait, il y a vingt ans, sir Barlle Frère, des espérances d'avenir colonial comparable à celui des Indes.

Cette région appartenait au sultan de Zanzibar, Saïd Bargask, dont l'influence s'étendait jusqu'à la région des grands lacs équatoriaux.

C'est a Zanzibar que s'étaient organisés les voyages de Camerou, de Stanley, de Victor Giraud, et, en général, des explorateurs et dus missionnaires de la région des grands lacs. Leurs points de départ étaient les porls delà [erre ferme, Dares Salara.Bagamoyo.Pangani, C'est, en grande partie, grâce ans recommandations du sullan pour les chefs indigènes qu'ils avaient pu pénétrer dans l'intérieur.

Aussi, lorsque fut créée, en 1810, l'Association internationale africaine, la région de l'Afrique orientale fut-elle attaquée, Lout d'abord, par la colonisation européenne1. Plusieurs stations y furent fondées : Earéma, sur le lac Tanganyika ; Tabora, Mpouampoua, sur la roule ordinaire des caravane s ;Kondoa, au sud de Mpouampouadfliis l'Ousagara , etc. Des missions catholiques et protestantes s'établirent au bord du Tanganyika, du Nyassa, et dans l'Ouganda.

Entre le Nyassa et le Tanganyika, fui créée la route Stephenson', qui, par le Nyassa, le Chiré, el le has Zarnbéze, met les missions protestantes de la pointe sud du Tanganyika à 10 jours de Londres,

Ces explorations confirmèrent les perspectives d'avenir de cella

1. Elle fui parcourue par les expéditions Crespel (1811-1818); Poptlin (1819), qui utilisa quatre éléphants venus de l'Inde, pour remplacer les porteurs indigènes ; etc. Grâce a ces animaux, on put économWr un,; centaine de jours sur la route da la côte k Tabora. On fit, en elîet, le Irajrl tu -IS2 jours, tandis que, avec des porteurs, Slauley avait mis 236 jours, Burton et Speke 269, Cumeron 327.

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