Ce n'est guère encore qu'un sentier
région et firent naître chez plusieurs explorateurs allemands la pensée d'y fonder une colonie.
En décembre 1884, deux d'entre eux, le docteur Pelers et le comte Pfeil, achetèrent à une dizaine do eliels sùi-ilisiiut indépendants, les pays connus sous le nom d'Ousagara, Oukami, et Ngourou, soit une étendue d'environ 130,000 kil. carrés. La Deulsche-OstafMkaniache Gesellschaft, à qui l'Empereur allemand accorda une charte de protectorat, se constitua pour l'exploitation de ces territoires.
Cet immense domaine, quatre fois grand comme la Belgique, s'accrut encore d'acquisitions du même genre, faites par le docteur Juhlke, entre Paugaiii et le Kilimandjaro.
Le sultan de Zanzibar protesta. Des conflits eurent lieu entre ses soldats et des agents indigènes allemands. Une escadre allemande vint alors mouiller devant le palais du sultan et lui imposa l'abandon de tous les droits auxquels il prétendait sur les pays de l'intérieur (mai 188a).
Mais, par un traité conclu en 1862 (10 mars), la France et l'Angleterre avaient reconnu l'indépendance du sultan de Zanzibar et lui avaient garanti la souveraineté de ses États. Sollicitée par le prince dépossédé, l'Angleterre s'émut, et des négociations laborieuses s'engagèrent entre elle et l'Allemagne. Un premier arrangement, auquel la France adhéra, eut lieu entre ces deux puissances (traité de Londres, décembre 1886). 11 donnait, â l'Allemagne les territoires ip.i'elle réclamait à l'intérieur, mais conservait au sultan de Zanzibar, c'est-à-dire aune Society anglaise, qui était substituée à ses droits, une bande cûliéio, large île 10 milles marins (18 kil. 52), à l'exception des deux ports de Pangani et Dar-es-Salam, dont l'administration douanière était confiée à la Société allemande.
Ce traité ne laissait aux territoires allemands que des débouchés insuflisanls sur la cote; en outre, une enclave anglaise (depuis la rivière Umba, au sud, jusqu'à la rivière Tana, au nord) les séparait eu pays de Witou, sur lequel l'Allemagne exerçait son protectorat. Les négociations continuèrent. Elles se sont terminées par le traité de Berlin [l" juillet 1890), dont le sultan de Zanzibar a failles frais1.
1. Aux ternies du traité, l'Angleterre devait user de toute son influence auprès du sultan de Zaniibar pour obtenir la cession entière de sea possessions de terre Ferme et île l'ile île Miitiû à la Camp ri g nie allenuiude de [ L-t-.iiViMiu. Cette cession a été faite contre indemnité de 4 millions 3e marks (déc. 1890).