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Je ne veux, pour le présent, vous dire qu’un seul mot sur le princ»T»al des fleuves intérieurs de l’océan Atlantique, le Gulf-Stream.
Ce conriait semble commencer au delà du cap de Bovine^ Espérance ; il traverse diagonalement l’ Atlantique du Sud, ÿ infléchit vers le cap Saint-Roch, le long des côtes de 1* Amérique ; pu», — est-ce le même ? — il contourne le golfe du M^iqjre, ressort parle vieux canal de Bahama en suivant les côtes des États-Unis, traverse l’Atlantique du Nord en se bifurquant vers les Açores, et vient atteindre le nord de l'Europe.
A partir du golfe du Mexiqae, les eaux du Gulf-Stremn présentent une couleur tranchée, et surtoot une température élevée qni n’est pas sans nue influence réelle sur notre cbmat européen. C’est même à ce propos, que l'illustre Franklin le physicien, avait proposé l’emploi du thermomètre pour la navigatiou (I).
La branche de bifurcation semble regagner le Sud en décrivant un contour aiTondi, au sein duquel le remous général paraît amonceler une immense quantité de ces produits végétaux que l’on appelle raisin des trojnques, et dont r encombrement sufiirait à gêner la marche cVune embarcation ; c’est la mer de sargnsse.
Le docteur Peternaaim a invoqué le rôle calorifîque de ce grand courant marin pour recommander la route située entre la Nouvelle-Zemble et le Sipitaberg comme étant la plus favorable pour atteindre- le pôle Nord. Sans tirer aucune induction défavorable des échecs essuyés dans cette
(1) A son passage dans le canal de Bahama, le Gnlf-Strcam a une vitesse de près de quatre noeuds à l'heure, ce que j’ai pu constater personnellement, il y a vingt ans, dans mer. premier voyage marilime, en relevant des différences journalières de plus de 90 milles entre les latitudes observées et estimées.