CAPITULATION S
l'armée du Caire. Il allait ramener en France environ dix mille soldats et sept cents employés civils, dernier débris de cette magnifique armée qui avait abordé en Egypte le i^r juillet 1798.
Toutefois la France rapportait des bords du Nil un 5 fruit précieux. Le célèbre Institut d'Egypte, créé par Bonaparte, fut infatigable dans ses recherches pendant toute la durée de l'occupation française, et ses travaux ont formé le riche et savant recueil connu sous le titre de Description de l'Egypte. 10
Cependant l'Angleterre et la France désiraient également la paix. Les préliminaires en furent signés le jer octobre 1801.
L'une des conditions de ce traité stipulait que l'Egypte était abandonnée par les troupes des deux 15 nations, et était restituée à la Porte.
Un fait digne de remarque c'est que, quelques heures après la signature de ces préliminaires, il arriva un courrier d'Egypte apportant la nouvelle de la reddition d'Alexandrie. — Ce courrier, dit lord Hawksbury 20 à M. Otto, ambassadeur de France, nous est arrivé huit heures après la signature du traité : tant mieux ! s'il fût arrivé plus tôt nous aurions été forcés par l'opi- , nion publique d'être plus exigeants, et la négociation aurait probablement été rompue. La paix vaut mieux 25 qu'une île de plus ou de moins. — Ce ministre honnête homme avait raison. Mais c'est une preuve que la résistance d'Alexandrie avait été utile, et que, même dans une cause désespérée, la voix de l'honneur, qui nous conseille de résister le plus longtemps possible, 30 est toujours bonne à suivre.