‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 144 sur 285 · Gf. la réponse à lord Elgin, Blue Book, pp · texte numérisé non relu

Gf. la réponse à lord Elgin, Blue Book, pp

A la vue de cette dépèche, j'ai remarqué qu'elle était entièrement diflerente de toutes celles que j'ai reçues antérieurement de M. de Courcy et de M. de Bourboulon. Dans les notes qu'ils m'ont adressées pour me faire connaitre les détails de cette alTaîrc, ils ne m'ont jamais dit que le magistrat de Si-lin eut esigé de l'argent de Ma Chen-fou. V. E. ne m'en a pas parlé non plus dans sa précédente note, comment se fait-il donc qu'elle me cite aujourd'hui cette deniande d'argent adressée à Ma Chen-fou t On peut voir par ce fait, et il le prouve clairement, que V. E, est souvent mal informée. Outre cela, lorsque le gouvernement chinois traite une aflaire, il n'agit pas légî^rcment.

Si réellement le fait avait eu lieu, je n'aurais jamais maintenu en place un magistrat aussi vénal et aussi dangereux pour le pays. En voyant maintenant par suite de recherches que le l'ait n'a pas eu lieu, je ne puis pas l'admettre comme vrai.

Dans votre dépèche du 37' jour de la 11'' lune (13 déc.) V. E. me dit qu'elle ne veut pas me laisser dans l'incertitude, mais je vois qu'EUe-mëme n'étant pas absolument certaine du fait, ne peut pas le considérer comme réel. Pourquoi donc alors useraisje de tergiversations et de paroles évasivesî

Je prie V. E. de vouloir bien réfléchir que si l'individu arrêté n'est pas un de ces Français qui exhortent les hommes à la pratique du bien, mais au contraire un malfaiteur né à Canton, et qui faisait violence aux femmes et commettait des vols, il n'y a aucun motif, pour nous, d'accorder des réparations qui ne sont pas prévues par le traité et d'autant moins que le malfaiteur est né dans le pays.

Quant à ce que V. E. me dit, dans sa dépêche, que mon aveuglement ne me permet pas d'accéder aux demandes (des deux puissances) j'ai l'honneur de lui répondre que, puisque V.E, désire se maintenir en bonne harmonie et en paix avec la Chine, il me semble qu'Elle ne voudra pas se servir d'expressions semblables dans ses dépêches; et qu'Elle ne permettra pas que l'on écrive ainsi : Elle voudra encore que l'écrivain soit plus soigneux et plus exact.

C'est tout ce que j'ai à dire à V. E. en lui souhaitant, en même temps, le plus prochain bonheur.

Le 10" jour de la 11' lune de la 7" année de Hien-Foung (a5 décembre 1857)'.

1. Pour trod. exacte du texte portugais, trad. du chinoia par M. Marques, sig, B"» Gbos.

L^attaque avait été différée jusqu'au lundi matin, 28 décembre. Dès l'aube, les signaux hissés au grand mât de VActaeon et du Phlégéton, donnèrent le signal de l'action et le feu fut ouvert sur les angles S.-O. et S.-E. des deux villes, ainsi que sur le mur E. et sur le mur S. en face du yamen du Vice-roi. A sept heures, une division anglaise et française de plus de 5 5oo hommes*, débarqua dans la passe de Kuper's Island et alla bivouaquer sous les murs de la ville, du côté de l'Est : bientôt après, le lieutenant Hackett, du 69® régiment, surpris par un parti de Chinois, eut la tête coupée ; deux des agresseurs furent fusillés, un troisième fut pendu. A huit heures, le bombardement redoublait d'énergie, les obusiers attaquaient le fort Gough, la Grande Pagode et le Couvent sur les hauteurs de la ville : Le premier des deux bataillons français^ qui opère à terre, à l'Est de la ville près du fleuve, disperse les Chinois, puis occupe un autre mamelon plus au Nord. Le deuxième bataillon prend sa place. Le 59® régiment anglais et le premier bataillon français attaquèrent le fort Lin à l'Est de la ville, qui tomba entre les mains des alliés \

Dans la nuit, le bombardement continua *.

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