‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 157 sur 285 · Traduit par Parkes · texte numérisé non relu

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2. Astley Cooper Key (1821-1 888), qui devait devenir amiral le 21 mars 1878, le prit de ses propres mains. « They at last spied a very fat man contemplating the achievement of getting over the wall at the extrême rear of the yamun. Captain Key and Commodore Elliot's coxswain rushed forward. Key took the fat gentleman round the waist, and the coxswain twisted the august tail of the impérial Commissioner round his fist. » (G.-W. Cooke, pp. 34 1-343. »

3. « Pi-Kouei » est un Mongol, de la bannière jaune, élevé à Pékin et possédant les belles manières et le beau langage de la cour. C'est un homme très intelligent, à Tceil énergique et dur. » (M'^ de Moges, p. 124.)

4. « Le général tartare, Mou, est arrêté dans son salon par un détachement français conduit par M. Collier, capitaine de vaisseau. C'est un homme magnifique, de près de six pieds de haut, de soixante ans environ, mais tellement obèse qu'il peut difficilement se soutenir sur ses jambes. Tout ahuri, il se laisse jeter dans sa chaise et conduire au quartier général. Au reste, on dirait qu'on Ta choisi à la taille, car il paraît le type le plus complet de l'insignifiance et de la nullité politique. Il n'était à Canton que depuis le mois de février dernier. » (M^» de Moges, p. I23.)

CAPTURE DE TÉ a33

coup de fusil fut tiré ; on retrouva les originaux des Traités de la Chine avec la Grande-Bretagne, la France et les États- Unis, ce qui permit à lord Elgin d'écrire avec juste raison : « Cette circonstance montre que nous agissions strictement en conformité avec la théorie et les prescriptions du Gouvernement chinois, quand nous traitions le Commissaire impérial comme le représentant autorisé des vues de son maître impérial dans les questions touchant aux droits des Puissances ayant des traités * ?

Il était tout naturel que ces documents fussent trouvés dans les archives du Vice-roi de Canton qui était chargé des relations avec les étrangers venant de l'Ouest, c'est-à-dire d'Europe, et avec l'Annam ; les Russes qui arrivaient par terre, dans le Nord, négociaient par l'intermédiaire du Li-fanyouen, bureau chargé des affaires de Mongolie. On sait que le ministère des Affaires étrangères, le Tsoung-li Yamen, ne fut créé à Pe-King qu'après l'expédition de 1860.

Les Commandants firent part aux Plénipotentiaires de leur expédition dans les termes suivants :

Les Soussignés^, Commandants en Chef des forces alliées maîtresses de Canton, ont l'honneur d'informer Leurs Excellences les Ambassadeurs de France et d'Angleterre qu'ayant aujourd'hui parcouru la ville pour s'assurer de la présence de quelques grands dignitaires de la Province de Kouang- Toung, ils ont été assez heureux pour s'emparer de la personne de Yé, ainsi que de celles de Pi-Kouei, le Gouverneur de la province, et de S. E. le Général Tartare.

Yé ayant été la principale cause des hostilités actuelles, les Commandants en Chef ont jugé opportun de l'envoyer à bord de l'un des bâtiments. Les deux autres personnages seront détenus jusqu'au moment où Leurs Excellences auront pris une détermination à leur égard.

Toutes les prévenances possibles ont été témoignées et le seront encore à ces hauts dignitaires.

. I. Elgin à Clarendon, 5 jan. i858, Blue Book,p, i38. 2. 5 janvier i858. Cf. Blue Book, p. 187.

a 34 CAPTURE DE YÉ

(Sig.) M. Seymour, Contre- Amiral, Commandant en Chef les forces navales de S. M. Britannique.

C. RiGAULT de Genouilly, Contre- Amiral, Commandant en Chef les forces navales de S. M. Impériale. C. T. Van Straubenzee, Major-Général Commandant les Forces ^

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