PERSÉCUTIONS
du Yun-Nan, écrivait « qu'il venait de donner l'ordre aux magistrats de tous les départements et de tous les districts de prendre des mesures énergiques dans le but d'éviter qu'on blâme la religion du noble Empire français ».
C'est à Macao, que M. de Courcy apprit le 17 juillet seulement l'assassinat de l'abbé Ghapdelaine qui avait eu lieu le 29 février.
La veille, 16 juillet, M. de Courcy avait envoyé à Yé une note lui faisant part des causes qui avaient déterminé l'intime alliance de la France et de l'Angleterre, les principaux événements de la lutte que ces deux puissances avaient soutenue contre la Russie et de la conclusion du traité de paix du 3o mars. Yé répondit le 20 août i856 par une dépêche dont le ton et le laconisme frisaient l'impertinence-
Je trouve, en examinant, disait-il, que lorsque des nations étrangères se battent entre elles, le bruit n'en arrive pas jusqu'à la Chine.
Sir John Bowring qui avait fait une communication semblable ne fut pas plus favorisé que M. de Courcy dans la réponse qu'il reçut du vice-roi.
Le 18 juillet, notre chargé d'affaires annonçait le meurtre de l'abbé Chapdelaine à l'amiral Guérin, commandant la station navale de la Réunion et de l'Indo-Chine et lui demandait s'il serait disposé à lui prêter son concours énergique afin d'obtenir du Gouvernement chinois, par leurs efforts communs, la satisfaction que réclamaient l'honneur et les intérêts de la France. Ce n'est que le 20 septembre que l'amiral Guérin écrivit de Chang-Haï à M. de Courcy qu'il se rendrait à Macao vers la fin de novembre ! On peut comparer cette attitude avec celle de l'amiral Seymour à la même époque.
Jean-Baptiste Jacquemin, du diocèse de Nancy, appartenait aux Missions étrangères de Paris ; il partit le 37 fév. i85i pour la mission da Kouang-Toung.