‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 183 sur 285 · DU BARON GROS A M. «EED ET AU COMTE POUTIATIM · texte numérisé non relu

DU BARON GROS A M. «EED ET AU COMTE POUTIATIM

\ bord du Primaagaet. le S février i8:')S.

„ l Comte,

MoNSIEtlIt LE ! m

J'ai l'honneur d'envoyer çi-joinl à V. E. la copie d'une note ijnf j'ai l'intention de Jaire parvenir bicntât à Pe-King et qui r>t . adressée au Ministre premier Secrétaire d'État de l'Euipire ; cette note fera connaître à V. E. la marche que je me propose de suivre pour donner cours k la mission que le Gouvernemcnl de l'Empereur, mon Auguste Souverain, m'a confiée dans ces contrées, et dont la première partie vient de se terminer devant Canton.

Je joins à cette note une copie de la correspondance que j'ai échangée avec l'ex-Commlssaire impérial Yc, avant la prise de Canton par les forces alliées de la France et de l'Angleterre et V. E. verra par la lecture de ces documents tout ce qu'il y a eu de modération dans la marche suivie par le Gouvernement de l'Empereur dans ces graves affaires. Elle acquerra la preuve évidente aussi que l'emploi de mesures cocrcitives, toujours à regretter, a été malheureusement le seul moyen qui ait pu ollilr des chances de succès. V, E. verra enfin que forcés à en venir a de pénibles extrémités les Plénipotentiaires des deux Puissanns alliées ont fait tout ce qui a dépendu d'eux pour en prévenir li's rigueurs inutiles, pour en atténuer les maux et pour en réparer les désastres.

L'ordre est rétabli dans Canton, le blocus de la rivière et de la ville sera levé le lo de ce mois, mais la ville et les faubourgs que les Alliés doivent conserver jusqu'au moment où les diiïérend* qui existent entre la Chine et la France et l'Angleterre aeroiil réglés d'un commun accord, seront régis par l'état de siège sons l'autorité des Commandants des forces alliées.

En faisant sans réserve à V. E. cette importante communinition, je ne fais qu'obéir a l'esprit des instructions qui m'ont élé 'données par le Gouvernement de l'Empereur. V, E. verra d;ui' la note destinée au premier ministre à Pe-King quelles sonl li'-^

principales concessions que dans un inlérêl commun, il serait utile d'obtenir et si les demandes que S. E. Lord Elgin et moi allons bientôt soumettre à la discussion et à l'acceptation du Gouvernement de Pe-King recevaient l'appui que V. E. pourrait leur donner, si elle le jugeait à propos, ces demandes acquerraient une nouvelle valeur dans l'esprit du Gouvernement chinois et auraient par conséquent plus de chance d'être admises, sans qu'il fût nécessaire d'avoir recours à l'emploi de mesures coercitives. Je me félicite, Monsieur le..., d'avoir à faire à V. E. une communication de cette nature et je saisis cette occasion...

(Sig.) : B°" Gros.

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