LIGNES ALLIÉES
HOM BT PKÉKOMS HATIOX PROFESSION RÉSIDENCE
(^Signature du Porteur^
M. Seymour, Contre-Amiral Commandant en chef les Forces Navales de Sa Majesté Britannique.
C. RiGAULT DE Genouilly, Gontrc- Amiral Commandant en chef les Forces Navales de Sa Majesté TEmpereur des Français.
C. T. Van Straubenzee, Major-Général Commandant les Forces Militaires de Sa Majesté Britannique.
NOTIFICATION DES PLÉNIPOTENTIAIRES, 6 FÉVRIER l858 '
Les Soussignés, Hauts Commissaires et Plénipotentiaires de leurs Majestés TEmpereur des Français et la Reine de la Grande- Bretagne, &c., Sac, portent à la connaissance de toutes les personnes intéressées, que la ville de Canton ayant été prise par les forces alliées de la France et de l'Angleterre, cette ville et ses faubourgs sont occupés militairement et soumis aux lois qu'impose l'état de siège.
La tranquillité y étant rétablie, les Commandants-en-chef de& forces alliées ont déjà déclaré que le blocus de la rivière et port de Canton serait levé le lo de ce mois, et ils ont fait connaître les conditions auxquelles tout individu, quelle que soit sa nationalité, les Chinois excepté, aurait à se soumettre pour être autorisé à pénétrer dans la ville et dans les faubourgs après la levée du blocus.
Dans cet état de choses, les Soussignés déclarent que l'occupation militaire et l'état de siège de la ville et de ses faubourgs continueront à être effectifs jusqu'à nouvel ordre : mais que les hostilités contre la Chine Seront suspendues provisoirement, sauf les cas où les Commandants-en-chcf des forces alliées seraient
. I. Cf. Blue Book, p. 181.
LE BARON GROS A l'auihal higault se GENOuiLLT 395
contraints d'avoir recours à l'emploi de mesures de rigueur pour conserver leur position militaire dans Canton.
En dehors des limites de l'occupation militaire, les rapports entre les indigf^nes et les sujets des Puissances alliées, ou qui sont placés sous leur protection, devront être ceux que les Traités établissent.
(Signé) B" Gros.
Elgin and Kihcardine.
Ganlon, le 6 février i858.
Les deux ambassadeurs demandèrent au gouverneur Pikouei de placer à Wliampoa la douane de Canton et d'y transférer cette administration dans laquelle ils ne voulaient intervenir en aucune manière. Sur la demande du baron Gros, M. de Bourboulon désigna le baron de Trenqualye', consul honoraire, chancelier de sa légation, pour remplir les fonctions de consul provisoire de France à Canton.
De son côté, lord Elgin désigna M. Winchester', vice-consul d'Angleterre, pour résider à Whampoa et les deux nouveaux agents arborèrent leur pavillon, dans cette ville : M. de ïrenqualye le 17 février et M. Winchester le 20.
La première partie de la mission qui avait été confiée au baron Gros se trouvait donc terminée devant Canton, et celui-ci écrivit officiellement à Tamiral Rigault de Genouilly pour lui faire connaître l'appui qu'il aurait éventuellement à réclamer de lui, dans des circonstances données.
LETTRE nu BARON GROS A l' AMIRAL RIGAULT DE GEKOUILLT
A bord du Primaiigaet, 8 février i858.
Monsieur l'Amiral,
J'ai eu l'honneur, il y a déjà quelques jours, de vous faire connaître confidentiellement la marche que nous nous proposions de suivre. Lord Elgin et moi, pour donner suite à la missioii c|ui nous a été confiée par nos gouvernements respectifs, mission
I. Voir mon ffisl. des Rel. de la Chine. I, pp. 117-118. 3. Charles-A. Winchealcr, -j- 18 juillet iS83.
2Cfi DÉPART DES PLÉNIPOTENTIAIRES DE CANTON
dont la première partie se terminera devant Canton le jour où, le blocus étant levé, les relations commerciales seront rétablies aux conditions qu'exige Tétat de siège qui doit régir la ville pendant l'occupation militaire des forces alliées. J'ai eu l'honneur de vous dire aussi que nous avions fait. Lord Elgin et moi, d'importantes communications aux Plénipotentiaires de Russie ot des États-Unis d'Amérique.
Ayant reçu, aujourd'hui même, une réponse de M. le Ministre des États-Unis, je m'empresse de vous en donner connaissance et je joins à cet envoi la copie de la communication que j'ai faite à M. Reed et au G**' Poutiatine et celle de ma note adressée au premier Ministre à Pe-King.
Les affaires de Chine entrent donc aujourd'hui dans une nouvelle phase. Les Plénipotentiaires ciliés suspendent momentanément leur caractère de belligérants pour tenter encore de négocier à Tamiable avec la Cour de Pe-King ; mais d'un instant à l'auliv il* jieuvent Mre forcés de le reprendre et, en outre, ainsi ^(Wi» \ous le ^erl*ex dans ma note au premier ministre, si à la fin du nuHH de mars pi'ochain, des négociateurs d'un rang égal au mMiv n\> éUîeut pas arrivés ou si, y étant déjà, ils n'avaient pas loH ^KHivoii^ suttisants pour négocier avec nous, ou s'ils refusuioul euHu d'ttCi^Hler aux demandes de concessions dont nous aui iouA l'uil Lord Klgin et moi une condition sine qua non, nous iuu ioUH t\ tt^ir immédiatement contre plusieurs points de l'inléliour ou du littoral de l'Empire si les Commandants des forces uaNHloii alliées, consultés à ce sujet, reconnaissaient comme posjiiblo Texéi'ution dos mesures coercitives à employer et que mes iuslruclions, comme les vôtres sans doute, déterminent d'une manière précise.
Il va sans dire que dans cette éventualité, le Plénipotentiaire di\s États-llnia qui se joint à nous pour négocier à l'amiable ne pourrait pi'obablement pas réunir ses forces aux nôtres pour agir hostilement.
Lc»rd Elgin envoie à Chang-Haï l'une des personnes attachées à sa uiis.Hi()n porter la note qu'il a écrite au premier ministre à W King ; la frégate des États-Unis le Mississipi emportera à (.hau^-Uaï les demandes que le Plénipotentiaire des États-Unis adriwso au (îouvernement chinois et je chargerai M. de Con- UkIi\s. second secrétaire de ma mission et M. de Moges qui y est al lâché d*\ aller porter ma note pour le premier ministre. La luisNion couliée à ces messieurs consiste à se rendre à Chang-Haï (tvuu \ rcmcUro les documents dont il est question à notre Con-