‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 194 sur 285 · DÉPART DES PLÉNIPOTENTIAIRES DE CANTON · texte numérisé non relu

DÉPART DES PLÉNIPOTENTIAIRES DE CANTON

ce qui ne Tempêcherait pas d'arborer son pavillon consulaire sur Tune des maisons de la ville comme le fera de son côté M. le Consul d'Angleterre avec lequel il devra s'entendre pour agir de concert au sujet de l'attitude à prendre dans leur nouvelle position.

Enfin, M. l'Amiral, je veux vous faire connaître aussi que l'emplacement à affecter à la reconstruction des nouvelles facto^ reries sera choisi à l'Est du terrain sur lequel elles se trouvaient autrefois. Le terrain nouveau est compris entre le canal à l'Est des anciennes factoreries, le mur de la rivière et une ligne perpendiculaire allant de la rivière au mur, à la hauteur à peu près de Dutch Folly. Ce territoire sera divisé en cinq parties dont quatre appartiendront à l'Angleterre et la cinquième située à l'Est des autres à la France ou à ses protégés. Un arrangement sera fait pour fixer le prix de location des terrains affectés aux établissements européens. Un plan sera levé et une rue devra séparer le terrain français des factoreries janglaises afin que chaque nationalité soit placée sous sa juridiction consulaire.

Tels sont, M. l'Amiral, les renseignements que je crois devoir vous donner pour bien vous faire connaître sous quel point de vue j'envisage la question du moment et la marche que nous comptons suivre Lord Elgin et moi, soit que de nouveaux auxiliaires viennent se joindre à nous, soit qu'il faille reprendre notre attitude hostile et agir comme nous l'avons déjà fait. Vous pourrez ainsi, M. l'Amiral, bien pressentir les éventualités qui peuvent surgir et prévoir l'appui que j'aurais à réclamer de vous pour me conformer aux instructions que j'ai reçues du Gouvernement de l'Empereur.

Agréez, etc.

(Sig.) : Baron Gros.

Le 18 février, le baron Gros écrivait une nouvelle lettre à Tarairal Rigault de Genouilly :

LE BARON GROS A l' AMIRAL DE GENOUILLY

A bord du Primauguet, le 18 février i858.

Monsieur l'Amiral,

J'ai eu l'honneur de vous écrire le 8 de ce mois pour vous faire connaître la marche que nous nous proposions de suivre.

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