LES PLÉNIPOTENTIAIRES A CHANG-HAÎ
qui existent, depuis tant d'années entre la Russie et la Chine, il continuera néanmoins, conjointement avec les Plénipotentiaires des autres Ëtats, à insister fermement pour que le Gouvernement chinois accepte dans leurs traits principaux les trois points exposés dans sa première note au suprême Conseil d'État.
S'étant entendu maintenant avec les Représentants des trois autres Puissances, le Soussigné se rendra immédiatement dans le Nord pour se rapprocher de la Capitale et se mettre en relations plus directes avec le Gouvernement Suprême à Pe-King.
(Sig.) : C*'' POUTIATINE*.
Chang-Haï, le avril i858.
Chang-Haï, le avril i858.
Légation des Etats-Unis.
Monsieur le Baron,
J'ai eu l'honneur d'envoyer à V. E., il y a déjà quelques jours, une simple enveloppe renfermant la traduction de la lettre que j'ai reçue du Gouverneur Général des Deux Kiang et du Gouverneur de la Province.
J'ai, depuis ce moment, reçu de Y. E. une note, en date du 3, contenant la traduction de la dépêche qui vous a été adressée par les mêmes fonctionnaires et V. E. veut bien me faire connaître en même temps la marche qu'elle se propose de suivre.
Je vous envoie aujourd'hui une copie desle^jtlres que j'ai écrites au Gouverneur Général, au Gouverneur de la Province et au Ministre Yu ou au Conseil d'État pour répondre aux communications qu'ils m'ont faites.
Ce document fera connaître à Y. E. la manière dont j'envisage les complications actuelles des afTaires et c'est une véritable satisfaction pour moi et j'en suis sûr aussi, pour le Président, de voir s'établir entre nous une aussi parfaite conformité d'opinion et d'intérêts.
Je demande à Y. E. la permission de lui faire remarquer qu'il ne peut pas lui être indifférent que le droit que je réclame, de correspondre directement avec les grands dignitaires à Pe-
I. Pour Irad. exacte, le secrétaire de la Mission, (sig.) B**» d'Ostex- Sacken.
M. REED AU PREMIER MINISTRE A PE-RING 3a7
King, dérive du Traité entre la France et la Chine négocié par M. de Lagrené en octobre i844 et de Tarticle s du Traité avec les États-Unis qui stipule que si des concessions supplémentaires ou des privilèges quelconques sont accordés par la Chine à une autre Puissance, les États-Unis devront jouir complètement et avec impartialité de ces mêmes avaYitages ; et, puisque mon pays me semble devoir à l'initiative de la France ce droit qui dérive de la lettre des Traités, j'ai une véritable satisfaction à me joindre à vous, le représentant de S. M. l'Empereur, pour réclamer avec instance la stricte exécution de leurs clauses.
Je prie V. E., etc.
(Sig.) : Reed *.