Cf. Blue Book, p. 367 ; lg pièce est datùe 1 avril
3a 4 LES PLÉNIPOTENTIAIRES A CHANG-HAÎ
Céleste ne peuvent exercer que les fonctions spéciales qui leur sont dévolues, et que le principe qui veut que des communications n'iaient pas lieu entre eux et les étrangers est religieusement observé par les fonctionnaires de notre gouvernement de la Chine, il ne serait pas convenable que je répondisse personnellement (à la lettre du ministre d'Angleterre), et Vos Excellences lui transmettront tout ce que j'ai dit ci-dessus, et (sa lettre) ne restera pas ainsi sans réponse. »
Mais le traité entre la Grande-Bretagne et la Chine stipule qu'il est convenu que le haut fonctionnaire en chef de S. M. B. en Chine pourra correspondre avec les hauts fonctionnaires chinois de la capitale et des provinces, en se servant du terme communication.
En refusant de correspondre directement avec le Soussigné, le premier ministre a mis à néant cette clause du traité. Le Soussigné renvoie donc au Gouverneur général des Deux Kiang et au Gouverneur du Kiang- Sou la communication qu'il en a reçue, car il ne pourrait pas l'admettre sans compromettre la dignité de son souverain, et il va se rendre tout de suite dans le Nord afin de se placer en communication immédiate avec les grands officiers du gouvernement impérial dans la capitale.
Chang-hai, le avril i858^
Voici d'autre part la correspondance des Plénipotentiaires russe et américain :
Chang-Haï, le 5 avril i858.
Monsieur le Baron,
Je m'empresse de vous exprimer mes remerciements pour les importantes communications que V. E. a bien voulu me faire dans sa lettre du 3 avril.
Je me félicite de pouvoir vous dire, M. le Baron, que je partage entièrement votre opinion sur la nécessité, dans l'état actuel des affaires, de se rapprocher du siège même du Gouvernement suprême du Céleste Empire pour se mettre en communication directe avec lui. Ce n'est que de cette manière qu'on peut espérer