ÔTES DU TRADUCTEUR
Notes du traducteur. — i) Le caractère Ché-tchen, bien quesignifiant envoyé d*une nation , eit cependant une eipression peu noble et ambiguë, puisqu'il signifie aussi un simple messager officiel, nom que l'on donne aux envoyés des pays tributaires. Les mandarins de Canton ont employé les caractères koué-koun-ché ou koué-ta-tchen, a le noble envo^ré public ».
3) On a employé ici le caractère Tchangy représentation, qui n'est usité que dans les requêtes adressées par un inférieur à son supérieur, ainsi qu'on peut le voir dans le dictionnaire de Gonçalves, de Medhurst, de Tsu-kwé et autres. Cette façon d'agir est non seulement contraire aux clauses du traité, mais elle est en désaccord avec la dépécbe du Plénipotentiaire français, puisqu'il n'a jamais demandé a la permission d'aller à Pe-King ». Une autre preuve que ce caractère a été indûment employé, c'est que plus bas en parlant des fonctionnaires du district qui adressent une requête au gouverneur général, pour qu'il veuille bien transmettre un mémoire à la Cour, on se sert de ce même caractère Tchang, toujours humblement employé par un inférieur qui s'adresse à son supérieur.
3) Le caractère koueikoiio, « son noble royaume » où « sa noble nation », se trouve placé ici au milieu de la ligne et on laisse à peine l'espace d'une lettre en blanc entre lui et le caractère qui le précède, au lieu de le mettre à la tète de la colonne qui suit, comme il eût été convenable de le faire, surtout lorsque c'est pour la première fois que les fonctionnaires Tsoung et Wou s'adressent à l'Ambassadeur. Il fallait en outre faire quelque différence entre eux et S. K., et cependant après les caractères qui indiquent ces employés et le trésorier, on a également laissé l'intervalle d'une lettre en blanc, ce qui est tout simple, puisque Tsoung et Wou ne parlaient que d'eux ou de leurs employés, mais ce qui est inconvenant lorsqu'il s'agit d'un haut fonctionnaire.
I. Trad. de la version portugaise trad. du chinois par Marqui^s.
4) Dans cctle dépêche, les titres de M. le Baron Gn» ne sont pai énumérés comme ils devraient l'élre ; au lieu de copier comme l'ont toujours fait les aulres fonctionnaires chinois le protocole dont on s'est servi dans les dépêches de l'Ambassadeur, c'est à-dire : » K.1, Haut Com- * mlssaira Impérial, spécialemenl nommé par le Grand Empereur de 1. France Ambassadeur extraordinaire, muni de pleins pouvoirs et baron ■ héréditaire ». on ne trouve dans la présente dépêche que : o Ko, Haut « Fonctionnaire el Plénipotentiaire du Grand Empire de France'.»
LE BARON GROS A TSOl'NG ET A WOU
Le baron Gros répondit aux deux Commissaires.
Le Soussigné, etc.. etc.. a reçu la dépêche que LL.EE.Tsoung cl Wou, etc., etc., lui ont fait l'honneur de lui écrire le a6 de ce
Sana s'arrêter à la forme peu convenable de cette communicntîon. dont le Soussigné aurait le droit de se plaindre, il se borne à dire à LL. EE. que cette dépêche ne change en aucune manière la position qu'il a prise, et qu'ainsi qu'il l'a annoncé au premier ministre Yu, par une dépêche en date du nli dece mois, il attendra jusqu'au i" mai que des Plénipotentiaires d'un rang égal au sien, et munis de pleins pouvoirs pour traiter avec lui, soient arrivés a Ta-kou, sauf à agir conformément auï ordres qu'il a reçus de son gouvernement, s? cette dernière démarche conciliante est encore repousaée ou éludée par le gouvernement chinois.
Le a8 avril, les deux mt'mes mandarins revinrent à bord de VÀadaciease pour remettre au baron Gros une dépèrlic du Gouverneur général de la Province', qui lui annonçait que chargé par l'Empereur de se réunir, comme Comraissain; impérial, à ses deux collègues déjà arrivés, il demandait A