‹ L'expédition de Chine de 1857-58: histoire diplomatique, notes et documentsChapitre 224 sur 285 · I . Pour trad. eiacte du portugais, (sig.) B"" Gkos · texte numérisé non relu

I . Pour trad. eiacte du portugais, (sig.) B"" Gkos

3. T'an T'ing-sianp, plus tard vice -président du Hou Pou, membre du Tsoung-li Yamen, président du ministère des Châtiments ; l'un des si§;nataircs du traité Italien de i866 ; il fut « dégradé et laissé en fondions après la prise de Tien-lsin par les alliés. — II est appelé, à tort, Ta» dans le Blue Boot.

voit les Plénipotentiaires daiis l'un des yamen de Ta-kou, en désignant un jour difierent pour les recevoir chacun à leur lour.

Cette dépêche étant assez inconvenante, comme forme, et le protocole de l'enveloppe traitant encore les Plénipotentiaires étrangers comme des subordonnés auxquels s'adresse un supérieur, reçut un accueil différent de chacun de ces derniers ; le comte Poutiatine l'accepta et la garda ; lord Elgin l'ouvrit et la renvoya immédiatement ; le baron Gros la rendit sans l'ouvrir.

Cependant, l'amiral Seymour arrivait le 24 avril, avec le vaisseau le Calcutta, mais sans canonnières ; le 26, l'amiral Rigault de Genouilly rejoignait le baron Gros avec la Némésis, le Primauguet, le Phlégéton et les canonnières Y Avalanche et la Dragonne,

LE BARON A l'aMIRAL RIGAULT DE GENOl'ILLY

Le baron Gros écrivit (27 avril) à l'amiral Rigault de Genouilly pour lui faire connaître la situation et la marche que lord Elgin et lui voulaient suivre, et il terminait ainsi sa dépêche :

Rien n*est donc changé dans la position que nous avons prise le 24, et si, avant le i®' du mois prochain, une réponse satisfaisante ne nous a pas été envoyée de Pe-King, je vous demanderai, M. r Amiral, comme Lord Elgin le demandera à M. TAmiral Seymour, de vouloir bien prendre toutes les mesures nécessaires pour faire entrer, s'il est possible, les canonnières dans le Peï-ho et nous rendre maîtres des forts qui en défendent l'entrée, afin d'empêcher ainsi les arrivages à f*e-King par la livière. Si les forces mêmes dont peuvent disposer les Amiraux étaient suffisantes pour prendre T*ien-tsin où vient aboutir le Grand Canal Impérial, ce succès serait peut-être d*un effet décisif sur la Cour de Pe-King, et amènerait probablement le Gouvernement Chinois à ployer sous la force puisqu'il semble se refuser à écouter la raison.

Je vous prie donc, M. l'Amiral, de vouloir bien vous entendre

avec votre honorable collègue d'Angleterre en vue des éventualités qui se préparent et qu*il est facile de prévoir, et nous pourrons, avant d*agir, nous réunir, les deux Amiraux et les deux Plénipotentiaires, afin d'arrêter d'avance le plan à adopter pour arriver le plus promptement possible au résultat que les deux Gouvernements se proposent d'obtenir.

En conséquence, les deux amiraux après s'être entendus allèrent ensemble sur la même canonnière reconnaître l'entrée et les bas-fonds de la barre, afin de pouvoir prendre position au delà des forts à partir du i®*" mai.

Sur le conseil du comte Poutiatine, le Gouverneur Général du Tche-li se décida à adresser aux Plénipotentiaires une autre dépêche rédigée d'une manière convenable :

A bord du vapeur America^ dans le golfe du Pe Tche-li,

29 avril i858.

Monsieur le Baron,

J'ai eu l'honneur de prévenir V. E., par ma «lettre du 2^ avril, que je me ferais un devoir de lui communiquer les résultats de mes entrevues avec les fonctionnaires chinois arrivés de Pe-Ring.

Ayant reçu, hier, du Gouverneur Général de la Province du Tche-li une invitation m'engageant à venir à terre pour avoir une entrevue avec lui, je n'ai pas hésité à m'y rendre. Dans cette entrevue, j'ai cru devoir lui faire observer les suites fâcheuses que pourrait avoir le renvoi par les trois Plénipotentiaires des notes qu'il leur avait adressées, ces notes n'étant pas écrites suivant les formes de respect dues au rang élevé des Représentants des grandes Puissances intéressées dans les affaires de la Chine. A la suite de ces représentations, le Gouverneur Général a consenti à donner aux lettres refusées la forme voulue et m'a promis de les envoyer, ainsi corrigées, demain matin à tous les quatre Plénipotentiaires. J'ai tâché ensuite de lui faire comprendre la nécessité, dans les circonstances actuelles, de faire droit à nos réclamations collectives et de ne rien entreprendre qui pût amener un commencement d'hostilités.

Je lui ai aussi parlé des affaires qui concernent la Russie spécialement et j'ai insisté sur le droit d'être reçu à Pe-King d'après

nos traités et sur Turgence d'une solution définitive, et sur les lieux mêmes, des questions de frontières entre la Russie et la Chine. Il a promis d*en référer à Pe^King et de faire à ce sujet son rapport à l'Empereur, ce qui prouverait que ses pleins pouvoirs sont assez restreints.

Il est heurerx que les Chinois n'aient pas opposé de résistance à l'entrée des bâtiments de guerre dans la rivière. De celte manière l'effusion du sang a été évitée du moins pour le moment et peut-être entièrement, ce qui serait tout à fait conforme aux sentiments pleins d'humanité de V. E.

Veuillez agréer, &c.

(Sig.) C^® POUTIATINE.

t'aN au BARO?î gros, 29 AVRIL l858

T'an, &c. Më trouvant en route pour aller passer la revue de quelques troupes, j'ai reçu une dépêche de V. E., et j'ai transmis au Ministre d'État Comte Yu celle qui s'y trouvait jointe. S. E. en ayant fait connaître le contenu à l'Auguste Empereur, il a paru un décret de S. M. qui me nomme Commissaire Impérial, et qui me donne l'ordre de partir le plus tôt possible pour le port de Ta-Kou, et là de concert avec les Commissaires Impériaux déjà nommés Tsoung et Wou, y avoir une entrevue avec V. E., et délibérer sur les points contenus dans les dépêches des différentes nations, en désignant en outre et séparément pour chacune d'EUes le jour de l'entrevue, afin d'entrer en négociations.

Je dois donc porter cette dépêche à la connaissance de V. E. pour qu'Elle veuille bien me faire connaître d'avance le jour où V. E. viendra me rejoindre à Ta-Kou pour cette entrevue afin que je puisse être prêt à recevoir V. E.

Dépêche spéciale ' .

LE BARON GROS A t'aN, LE 3o AVRIL l858

A bord de V Audacieuse, 3o avril i858.

Le Soussigné a reçu ce matin la dépêche que S. E. lui a. fait l'honneur de lui écrire le 29 de ce mois, et il s'empresse de lui répondre.

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