I. Pour trad. exacte, (sig.) B»" Gros
Le Soussigné sei'a Irès heureux d'aller promptement se réunir à S. E. mais il désire auparavant avoir un renseignement que le noble Gouverneur peut lui donner. Le premier Ministre Yu, en ne répondant pas aux lettres du Soussigné, malgré les clauses du traité qui lui en faisaient un devoir, l'a laissé dans une incertitude qui doit cesser.
Le Soussigné est muni des pouvoirs nécessaires pour traiter toutes les questions qui eiislent entre la France et la Chine, et il aura l'honneur de remettre une copie de ces pleins pouvoirs à S. E.
Le noble Gouverneur sait sans doute que les principales questions a résoudre sont :
La réparation que la France a demandée à l'ex-Commissaire Yé. et qu'elle n'a jamais pu obtenir.
L'ouverture des principaux ports de l'Empire au commerce étranger.
La liberté de conscience, et une protcclîon efficace accordée aux cultes de la Chrétienté.
La résidence des Ministres Plénipotentiaires de France à Pc-
La possibilité pour les Français de voyager dans l'Empire ao moyen de passeports suffisants.
Les indemnités à donner à la France pour les frais des opérations contre Canton.
La faculté pour les Français d'acheter les denrées directement dans les lieux de production ou de fabrique.
Une revision utile des tarifs, etc., etc.
Le noble Gouverneur a-t-il les pouvoirs nécessaires pour traiter et résoudre ces questions avec le Soussigné ? Ce dernier a besoin de le savoir par une réponse catégorique, car si les pouvoirs du noble Gouverneur ne s'étendaient pas jusque-là il serait inutile de perdre un temps précieui. et la position actuelle deviendrait encore plus grave qu'elle ne l'est.
Le Soussigné prie donc le nobleCouverneur de vouloir bien lui répondre immédiatement et de lui faire connaître s'il est autorisé oui, ou non, à négocier et à résoudre les questions dont il s'agit.
Le Soussigné désire vivement qu'une heureux solution intervienne pour le bonheur de deux Empires dont les populatîûiii sont faites pour s'estimer réciproquement.
Le Soussigné, etc., etc. '.