AU PREMIER MINISTRE TU
le pavillon qui nous est donné comme demeure, et où nous
le trouvons, en arrivant, que les quatre murs L'amiral
Foutiatine et M. Reed se sont établis de l'autre côté du fleuve. Le Chinois à la propriété duquel ils avaient donné la préférence, peu soucieux d'avoir chez lui des barbares, et craignant de s'exposer par la suite à ranimosilé des mandarins, leur a offert 6 ooo piastres, soit environ 36 ooo francs s'ils consentaient k aller loger ailleurs'. »
Le jour même de leur arrivée k Tien-tsin, les Plénipotentiaires reçurent une communication du Gouverneur général T'an qui leur annonçait que de hauts personnages étaient nommés par l'Empereur ponr venir traiter avec eux à Tien-tain «t qu'ils arriveraient sous peu de jours.
Sans vouloir perdre un moment et sans répondre à T'aii, le baron Gros écrivit au premier ministre Yu pour lui annon- «er son arrivée et celle de lord Elgin et lui demander une dernière fois d'envoyer auprès d'eux des Plénipotentiaires pour régler les questions en litige.
LE BARON GBOS t
Tien-Uin, le 3i mai i858.
Le Soussigné, &c., &c.'
S'empresse d'annoncer à S, E. Yu, Premier Ministre de l'Em- ^reur h Pe-King, qu'il est arrive hier à Tien-tsin où il attendra pendant quelques jours encore que le Gouvernement Impérial teuille bien y envoyer des Plénipotentiaires d'un rang égal au aien et qui soient munis enfin des pouvoirs nécessaires pour traiter les questions pendantes entre les deux Empires, question?! que le Gouvernement chinois connait depuis longtemps par les Communications qui lui ont été faites par le Soussigné.
Cette tentative est la dernière à laquelle le Soussigné puis:;r donner encore un caractère de conciliation. Si, malheureusement elle échouait, une autre marche serait suivie, car le Gou- TCrnement de l'Empereur est fermement résolu à obtenir eni'in la justice qui lui est due et il l'obtiendra !
(Sig.) B"" Gros.
t. Marquis de Mogos, pp. 107-309.