I. Lettre de Macao, 32 mai
l4 OUVERTURE DES NÉGOCIATIONS
en ce momeat^ presque infailliblement son but, qu'elle rie ferait qu'ajouter inutilement une nouvelle page à la triste histoire de nos relations diplomatiques avec le gouvernement chinois, un nouveau grief à tous ceux dont nous avions à nous plaindre, une nouvelle humiliation à celles que nous avions subies, et qu'elle serait même dangereuse en ce sens qu'elle avertirait le Gouvernement chinois de se tenir sur ses gardes, qu'ainsi elle ne serait qu'une stérile et compromettante répétition de la démarche tentée de concert, il y a deux ans, par L. E. M. de Bourboulon et M. Mac Lane ; qu'il faudrait pour que cette tentative n'eût point les fâcheux résultats dont je venais de parler qu'elle fût le premier acte de négociations sérieuses entreprises en commun, suivies avec vigueur et appuyées par une démonstration imposante qui en assurât le succès, qu'en un mot, j'hésiterais pour mon compte à m'y associer dans les circonstances présentes, en supposant que j'eusse reçu des instructions qui m'y autorisassent, si je ne m'étais convaincu qu'il était de notre devoir, dans l'intérêt de ces négociations sérieuses^ de maintenir, autant qu'il dépendait de nous, le concert ou au moins l'apparence du concert aux yeux des Autorités chinoises » .
Cependant Sir John Bowring et le D"" Parker ayant persisté dans leur manière de voir^, M. de Courcy, afin de conserver, aux yeux des Chinois, le prestige du concert des trois Puissances, consentit à remettre au vice-roi de Canton une communication dont les termes vagues pourraient être précisés lorsqu'il aurait reçu les instructions de son gouvernement.