MEMORANDUM OF AGREEMENT
The Plenipotentiaries of ihe Three Treatj Powers engage to iend each other mutual aid and support in the enforccmenl of tlie demanda of each upon the Chinese Authorities ;
That thèse demanda shall include :
I. Indemnity for losses sufTered hy the subjects of each nation and of the subjects of other nations whose claim either oi' ihe Governmentsof the Treaty Powera may instruct their Reprijsentatives to advocate.
a. A more becoming and secure position for the subjects and Gitizena of Foreign Nations established at Canton by extcnsioft of ground for their résidences and commercial wants.
3. The free access to the Authorities within the City of Canton and the opening of the City to Foreigners in gênerai.
Wilh a view to the accomplishnient of ihcse objects, a coopération of the naval forces of the Treaty Powers for the réduction of the City of Canton is désirable.
A ce mémorandum, Sir John ajoutait, à titre de renseignements non officiels, les explications suivantes, demandant en retour à ses'collègues d'exposer leur manière de voir sur l'état de choses actuel:
The British Plcnipotentiary stated that his object in laying thèse proposais before his CoUeaguea was to obtain a view of their position in the actual state of matters in order to givc carly cffecl to the understood wish of the three governmenls lliat there should be harmony and co-operation in the proceedin^s of the Représentative of each.
That tbe proposilions now suhmitled bad no referenri' to future action for obtaining a revision of Treaties, hut wcri.' con-
l34 FIN DE LA MISSIO>' DE SIR JOHN BOWRING
fined to the redress of local grievances in violation of Treaties. now existing.
That he submilted, the négociations for a future Treaty could not be safely carried on with the Impérial Commissioner in Canton or with any otiier Gommissionner in that localily, but that the modus procedendi and place of négociation should be the subject of future discussion and décision.
That the resolutions proposed are not intended to interfère Avith the individual action of the Plenipotentiaries as to the mode of ascertaining and fixing the amount of indemnity due to the subjects of each nation, nor, in any respect, to control the future action of the Plenipotentiaries or theirGovernments as to the claims put forward for repaying the expenses of the local hostilities.
The British Plenipotentiary was désirons that the présent arrangement proposed should be considered as whoUy local and that communications should hein due time addressed to the Court of Pe-king to the effect that any hostile measures directed against Canton are intended solely to redress grievances forwhich the Vice- Roy of the Two Rouang had rendered himself responsible.
Macao, 2<* April 1867.
A la suite d'un échange de vues avec le D*" Parker, M. de Bourboulon consigna par écrit sa réponse dans la note verbale suivante adressée à Sir John Bowring dans laquelle notre ministre insiste « particulièrement dans ses observations sur l'importance qu'il y aurait à agir dans l'affaire de Canton avec le concours des représentants et des forces navales des trois puissances au lieu de coopérer seulement à deux, et à attendre, à cet effet, que. le Plénipotentiaire des États-Unis eût reçu les réponses de son gouvernement par lesquelles il espérait être autorisé à entrer dans l'accord proposé. L'importance de cette déclaration a été admise sans difficulté par Sir John Bow-ring, et en conséquence il a été à peu près entendu que la suite à donner aux propositions du Plénipotentiaire Britannique serait différée jusqu'à l'époque indiquée par M. le D*" Parker, ce qui serait vers le milieu du mois prochain * )) .
] . Lettre de M. de Bourboulon au Ministre des Affaires étrangères^
MEMORANDUM OF AGREEMENT l35
Le Plénipotentiaire français a dit qu*il s'associait cordialement à Tensemble des vues exposées dans les propositions du Plénipotentiaire de S. M. Britannique comme dans les explications qu*il y avait jointes ;
Qu'il pensait que le projet d*unc négociation commune pour la revision des traités dans le voisinage du siège du gouvernement chinois se trouvant forcément ajourné pour quelque temps par le fait du conflit actuellement engagé à Canton, il était conforme aux intérêts comme aux vues des trois gouvernements, particulièrement à celles échangées dans de nombreuses communications par les gouvernements de S. M. Britannique et de S. M. Impériale que leurs représentants en Chine se réunissent le plus tôt possible dans une action commune ;
Qu'il se croyait pour sa part suffisamment autorisé par les instructions de son gouvernement à se joindre au Plénipotentiaire de S. M. Britannique et engager l'amiral français à coopérer avec les forces anglaises pour obtenir du Vice-Roi de Canton le redressement des griefs communs ou respectifs ; mais qu'il se croyait obligé, par la position particulière dans laquelle il se trouvait placé par rapport à l'état actuel des affaires, de différer au moins de quelques semaines sa coopération ;
Que sa position était celle-ci :
Une demande formelle de réparation pour le meurtre d'un missionnaire français, approuvée par le gouvernement de S. M. Impériale, et dont les termes étaient connus de ses Collègues, avait été adressée au Commissaire Impérial à Canton, il y a déjà plusieurs mois et n'avait amené aucune satisfaction.
A son arrivée en Chine, M. de Bourboulon avait rappelé cette demande au Vice-Roi Yé en le priant instamment qu'il lui fît connaître si elle avait été transmise par lui à la Cour de Pe-King et quelle réponse il en avait reçue.
Il avait reçu dernièrement du Commissaire Impérial une nouvelle réponse évasive et dilatoire et allait maintenant adresser à ce fonctionnaire une note catégorique, lui signifiant qu'il eût à porter sans délai à la connaissance de sa Cour la demande de réparation du Gouvernement français et à lui adresser, à lui
9 avril 1857. Observations du Ministre plénipotentiaire de France sur le Mémorandum présenté à lui et au Plénipotentiaire des États-Unis dans une conférence verbale, du 2 avril, par le Plénipotentiaire de S. M. Britannique, ainsi qu*cn réponse aux explications consignées par écrit dont ce dernier a accompagné la remise dudit Mémorandum.
l36 FIN DE LA MISSION DE SIR JOHN BOWRING
Plénipotentiaire de France, une copie de sa dépêche à TEmpereur de la Chine, comme une preuve -de sa bonne volonté à faire obtenir à la France la réparation qui lui est due, et lui accordant pour cela un délai de 1 5 jours, passé lequel son silence ou une nouvelle réponse évasive seraient considérés comme un refus de satisfaction en ce qui le concerne, et le Plénipotentiaire français se croirait autorisé à agir en conséquence.
Il était non seulement très- probable, mais presque certain que le Commissaire Impérial ne se soumettrait pas à cette exigence, et alors, le délai fixé étant expiré, ce qui serait vers le ao ou le 31 de ce mois, M. de Bourboulon se trouverait, pour sa part, en mesure de prêter son concours aux demandes et à la coopération proposées dans le mémorandum du Plénipotentiaire de S. M. Britannique.
Le Plénipotentiaire français a fait observer en outre, sans toutefois en faire une condition de sa coopération, que le Plénipotentiaire des États-Unis ayant informé confidentiellement ses collègues qu'il espérait recevoir, d'ici à un mois, des réponses de son Gouvernement à ses communications jusqu'au commencement de Décembre qui lui permettraient de prendre part aux mesures proposées à l'égard de Canton, l'avantage qu'il y aurait dans le parfait accord et la réunion des trois puissances pour demander en commun le redressement de leurs griefs, serait si grand qu'il lui paraissait très désirable que l'adoption des résolutions proposées par le Plénipotentiaire de S. M. B. fût encore différée un peu plus, c'est-à-dire jusqu'à l'arrivée du courrier par lequel le D"* Parker pense pouvoir recevoir les instructions espérées.
En ce qui regarde les propositions contenues dans le mémorandum du Plénipotentiaire de S. M. B,., le Plénipotentiaire français, se fondant sur l'appui préalable promis par le Gouvernement de S. M. B. aux réclamations de la France au sujet du meurtre de M. Chapdelaine dans le cas où les négociations pour la revision des traités auraient été entreprises dès à présent au Peï-ho, demanderait que sa réclamation relative à ce grief fût comprise en première ligne parmi les demandes énoncées dans le mémorandum que le Plénipotentiaire de S. M. Britannique adresserait comme ultimatum au Vice-Roi des deux Kouang.
Macao, le 2 avril 1857.
Le même jour, le D' Parker rédigeait également des ob-