M. DE BOURBOULON A S. E. M. LE GENERAL DE MONTAUBAN
Ghang-Haï, le 16 avril 1860.
Général,
J'ai l'honneur de porter ci-joint à votre connaissance la traduction d'une dépêche émanée du Cabinet de Pe-king qui m'a été oiliciellemcnt communiquée par le Commissaire Impérial \ice-roi des Deux kiang comme étant la réponse à l'Ultimatum que j'ai notifié le 8 du mois dernier au Gouvernement chinois au nom du Gouvernement de l'Empereur. Le Ministre Plénipotentiaire de S. M. Britannique a reçu en même temps une réponse analogue. Ces réponses constituant à mes yeux, comme à ceux de mon Collègue d'Angleterre, un refus formel d'accepter les conditions posées dans les Ultimatum des deux Gouvernements, il a été convenu entre M. Bruce et moi qu'il ne nous restait, aux termes de nos instructions, qu'à remettre entre les mains des Généraux commandant en chef le soin de poursuivre, par la voie des armes, les réparations dues par le Cabinet de Pe-king, à la France et à la Grande Bretagne, pour l'insigne mauvaise foi de sa conduite à notre égard, — sauf à reprendre les négociations lorsqu'il se montrerait disposé à satisfaire à nos justes demandes. C'est, à cet effet, Général, que j'ai l'honneur de vous adresser la présente communication, en vous priant d'agréer les nouvelles assurances de ma haute considération et de mes sentiments dévoués.
L'Envoyé Extraordinaire et
Ministre plénipotentiaire en Chine.
(Sig.) A. Bourboulon.
D'autre part, M. de Bourboulon avait répondu le 1 1 avril par la dépêche suivante à la communication du vice-roi Ho :