TCHE-FOU
alimenter l'armée qui, bien certainement, ne trouvera à terre aucune ressource en vivres. L'armée une fois débarquée, je ne mets pas en doute qu'elle justifiera pleinement el promptepient la confiance que S. M. l'Empereur a placée dans ses vaillants soldats.
Veuillez, etc.
Le Gal de I)"1 Coin' en Chef, (Sig.) Ch. de Monta lisa.n.
MEMORANDUM DE LORD ELGI> i', iG JUILLET l86o.
Lorsque les ambassades extraordinaires ont quitté l'Europe, on supposait, qu'à leur arrivée en Chine, elles trouveraient de deux choses l'une, ou que les ultimatums présentés au gouvernement chinois par les ministres anglais et français avaient été acceptés et que les relations pacifiques entre 1' Vngleterre et la France d'une part, et la Chine de l'autre avaient naturellement été rétablies ; ou que ces ultimatums avaient été rejetés et qu'en conséquence les opérations militaires avaient été déjà commencées.
Dans l'état actuel des choses, aucune de ces hypothèses ne se réalise : les ultimatums ont été rejetés, sans doute, mais ce rejet n'a encore été suivi d'aucun acte d'hostilité.
Il est cependant nécessaire que les Ambassadeurs examinent la ligne de conduite qu'ils doivent adopter dans la situation où ils se trouvent placés par la conjoncture actuelle.
Il est à craindre que, s'ils notifient leur arrivée au Gouvernement chinois, avant que les Commandants en chef n'aient fait un mouvement en avant, la cour de Pe-king ne profite de cette occasion pour soulever des discussions qui entraîneront des délais, qu'à tout prix on doit éviter.
Il est, d'ailleurs, presque certain qu'une notification à cet effet, faite dans les circonstances actuelles, serait regardée par le Gouvernement chinois comme un aveu de faiblesse, et qu'elle fortifierait en lui la conviction de sa supériorité les armes à la main, supériorité que les événements de l'année passée, on peut le supposer, lui ont inspirée.
Il n'est pas besoin de remarquer que tant que cette conviction durera, il y a peu de chance d'espoir pour une solution satisfai-