‹ L'expédition de Chine de 1860Chapitre 161 sur 271 · NÉGOCIATIONS CHINOISES · texte numérisé non relu

NÉGOCIATIONS CHINOISES

hommes contusionnés, sept ou huit, je crois, un officier anglais a été blessé légèrement et nous ne savons pas si lesïartares ont eu à souffrir de notre feu. Tout le monde s'accorde à dire qu'ils se sont retirés en bon ordre et que leurs armes h feu, leurs gingalls, longs fusils qu'ils tirent en en posant le canon sur l'épaule a un homme, ont une portée plus longue que nos armes de précision.

A il lieures du matin, la reconnaissance rentrait dans Pe-t'ang sans que la cavalerie taiiare ait fait un pas pour la suivre.

Au moment où j'écris à V. E., tout le corps expéditionnaire franco-anglais est à peu près débarqué à Pe-t'ang et marchera sur Ta-Kou, dès que les dernières dispositions seront prises. Le succès n'est douteux pour personne. Mais il faut que Ta-Kou soit enlevé, la rivière rendue libre et T'ien-Tsin occupé par nos troupes pour que le Gouvernement chinois comprenne enfin sa position, et se décide à traiter. Jusqu'à présent aucune ouverture n'a été faite ni aux Commandants alliés, ni aux Ambassadeurs et cependant des forts de Ta-kou, que nous apercevons au loin, comme de ceux de Pe-t'ang, que les Chinois occupaient, il y a cinq jours, on distingue à l'horizon cette innombrable quantité de gros navires qui le couvrent. Les Anglais en ont à peu près 320, dont j'ai les noms. Nous n'en avons, je crois, que 35 ou 4°.

« Vos navires dont nous redoutons l'artillerie, disent les Chi- « nois cpii nous servent, sont trop grands pour entrer dans nos « rivières et nous ne les craignons pas. Quant à vos troupes, si « elles vont à terre, elles y trouveront celles de l'Empereur mille « fois plus nombreuses, et elles seront bien heureuses si elles « peuvent regagner les bâtiments qui les ont débarquées ».

Dans peu de jours, sans doute, les Chinois qui parlent ainsi seront tenus de changer de langage, et je ne doute pas que la première rencontre sur un champ de bataille, ne soit la dernière qui puisse avoir lieu entre les Alliés et les Chinois. Nos hommes, nos armes et nos petites pièces de campagne les étonneront bien plus encore que n'ont pu le faire jusqu'à présent nos jon([ues, grandes comme des montagnes, et la nombreuse artillerie qui les couvre.

Agréez, etc. Baron Gnos.

\i GOCl VTIONS CHINOISES

Le Gouvernement chinois resté muet jusqu'alors rompit

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