ARRIVEE DES ALLIES A T IEN TSIN
Les événements marchent plus vite que ne s'y attendaient les Plénipotentiaires; sans prendre conseil de personne, le 23, l'amiral Iïope, mouillé à T'ang-Kou, profitant de la marée, pousse une pointe hardie sur le Coromandel, suivi des canonnières Opossum, Havoc, Staiinch, Foresteret Algenne, et accompagné du consul Parkes, remonte la rivière ; l'amiral Gharner, sur V Alarme, avec Y Avalanche, la Mitraille et deux petites canonnières, s'empresse de suivre son collègue, et l'escadrille pénètre sans coup férir à T'ien-tsin, abandonné de ses défenseurs qui s'étaient réfugiés au delà.
Le i!\ août, les troupes étaient dirigées vers T'ien-tsin,
où elles arrivaient le dimanche 26, avec le général Grant,
lord Elgin l, et le baron Gros : le général de Montauban
arriva le 27.
A T'ien-tsin, les Français s'établirent sur la rive gauche
du Peï-ho ; les Anglais sur la rive droite.
La rapidité de ces opérations devait singulièrement abréger la campagne, commencée plus tard qu'on ne l'avait projetée tout d'abord. Pour éviter une campagne d'hiver, il était nécessaire de se hâter.
1. « \U reached tins place about midnight. It was about thc most ncrvous opération at which I ever assisted, going round tlie sbarp turns witli tliis long sliip by moonlight. » (Walrond, p. 3^7-)