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dater du jour de l'échange des ratifications du traité et qu'elle ai irait même force et valeur que si elle était insérée mot à mol.
La question étant ainsi bien nettement posée, peu de temps doit sullire pour préparer la convention dont il s'agit, et le Soussigné serait heureux après sa signature, de demander aux Commandants en chef de ne pas donner suite aux plans arrêtés pour agir contre le gouvernement de Pe-king.
Quant au payement de l'indemnité, le gouvernement français accorderait du temps pour le payement successif de la plus grande partie de la somme exigée : mais il lui faudrait des garanties données sur la Douane de l'Empire, et l'ouverture du port de T'ien-tsin au commerce étranger, ce qui permettrait de retirer de cette ville, au moment où elle serait ouverte à ce commerce, les troupes européennes qui l'occupent et qui s'établiraient alors sur le littoral nord de la côte du Chan-toung pour y résider aux mêmes conditions qui président à l'occupation de Chousan et de Canton, c'est-à-dire, ne devant l'abandonner que lorsque le Gou- \crnement chinois aurait tenu tous ses engagements stipulés dans les traités.
Le Soussigné espère recevoir promptement une réponse favorable à cette importante communication, mais il croit devoir déclarer, en finissant, que, quelle qu'elle soit, il ne peut y avoir que des faits accomplis qui puissent arrêter les opérations des commandants militaires entre les mains desquels se trouvent encore les affaires à résoudre.
Le Soussigné saisit cette occasion, etc.
Pour copie conforme,
Bon Gros.
Le 29 août, Heng-fou prévenait les Plénipotentiaires qu'un décret impérial de la veille nommait Heng-K'i, Commissaireadjoint ; le 3 septembre, les Commissaires chinois écrivaient aux Plénipotentiaires pour leur confirmer que les termes du traité de i858 et de l'ultimatum de mars 1860 étaient acceptés.