‹ L'expédition de Chine de 1860Chapitre 195 sur 271 · RÉPONSE DU BARON GROS A KOUEI-LIANG · texte numérisé non relu

RÉPONSE DU BARON GROS A KOUEI-LIANG

paix s'ils accèdent aux demandes qui ont été formulées par l'ultimatum du mois de mars dernier et que pour plus de précision le Soussigné peut rappeler ici.

La France demande :

i° Que des excuses lui soient faites à l'occasion des fâcheux événements qui ont eu lieu à l'embouchure de la rivière de T'ien- Tsin au mois de juin de l'année dernière;

20 Que l'échange des ratifications du traité de T'ien-tsin ait lieu à Pe-King, et qu'il soit possible à l'agent diplomatique de France de remonter la rivière de T'ien-Tsin, sur un navire de sa nation ;

3" Que le traité de T'ien-tsin soit immédiatement mis à exécution :

4° Entin, qu'une indemnité soit pavée à la France, par le Gouvernement chinois pour les frais considérables qu'elle a dû faire, en armant une flotte et en envoyant une armée en Chine.

La première clause, exigée par la France, sera d'autant plus facile à accorder que le Gouvernement cbinois n'hésitera pas à exprimer le vif regret qu'il éprouve de la manière dont les événements de ïa-kou en iS5q ont été conduits.

La deuxième et la troisième clause sont accordées de lait. Quant à la quatrième, à celle de l'indemnité, elle demande quelques explications : le Gouvernement de l'Empereur avait voulu d'abord exiger du Gouvernement chinois une somme égale à celle qu'il a dû dépenser pour couvrir les armements considérables qu'il a faits, mais prenant en considération l'état fâcheux dans lequel se trouvaient les finances de l'Empire par suite de la rébellion qui le prive de ressources, il a décidé que cette indemnité serait réduite à la somme de 8 millions de taels1, dans laquelle se trouverait confondue celle de deux millions stipulée par le traité de T'ien-tsin, c'est-à-dire que la Chine aurait à paver en tout, à la France, une somme de huit millions de taels, moins les sommes versées déjà par la douane de Canton, comme à compte donné sur l'indemnité du traité de T'ien-tsin.

Une convention, rédigée et signée à T'ien-tsin, réglerait les clauses de l'ultimatum ; le Soussigné se rendrait ensuite à Pe-lving pour y procéder à l'échange des ratifications du Traité de T'ien- Isin, et, dans le procès-verbal d'échange, signé par le Soussigné et par les Commissaires impériaux, il serait déclaré (pie la Convention de T'ien-tsin serait obligatoire pour les deux nations à

i. Le tael à 7 l'r. 5o — Gooooooo francs.

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