‹ L'expédition de Chine de 1860Chapitre 21 sur 271 · REPONSE DU BARON GROS · texte numérisé non relu

REPONSE DU BARON GROS

Le 16 novembre, le baron Gros répondait aux Commissaires impériaux :

Chang-Haï, ifi novembre i858.

A LL. EE. Kouei-liang, HouA-cha-na, Ho, Min et Toi w.

Commissaires Impériaux.

Le Soussigné a reçu il y a déjà quelques jours, la dépêche que LL. EE. lui ont l'ait l'honneur de lui écrire au sujet de la clause du traité de T'ien-tsin qui veut que l'évacuation de Canton par les troupes françaises s'effectue aussitôt que possible après le paiement intégral de la somme de deux millions de Taels que le Gouvernement chinois s'est engagé à faire remettre entre les mains de l'autorité supérieure française en Chine. LL. EE. ajoutent qu'en examinant les choses elles trouvent que d'après le traité cette somme doit être payée en six parties égales et d'année en année pendant six années consécutives, et que la somme totale devra être payée soit en numéraire, soit en obligations de la douane de Canton, les deux manières étant également admises.

LL. EE. veulent bien dire aussi au Soussigné que la même mesure sera prise par le Gouvernement Anglais, et que la ville de Canton devra être rendue aux autorités impériales contre le paiement de la somme qui est due. Enfin LL. EE. prient le Soussigné de vouloir bien s'entendre avec le Haut Commissaire Anglais, afin que les affaires se terminent à la satisfaction générale.

LL. EE. peuvent être bien persuadées que les deux Gouvernements de France et d'Angleterre, dont les troupes occupent en alliés, la ville de Canton, voudront nécessairement s'entendre pour l'évacuer simultanément et la rendre aux Autorités Impériales de la Chine dès que les clauses insérées dans les traités de T'ien-tsin seront fidèlement exécutées de part et d'autre.

De nouvelles instructions ne peuvent donc pas larder à arriver de Paris et de Londres pour faire connaître les résolutions que les deux Gouvernements auront prises par suite de la signature des traités ; mais le Soussigné doit dire à LL. EE. qu'il n'a pas encore reçu de réponse aux dépêches envoyées à Paris avec les

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