DEMANDE DE REDDITION DE PE-KING
Le temps qui avait été superbe depuis le 22 septembre changea ; le g octobre au matin, un vent froid du N.-E. soufflait, la pluie tombait ; le général Montauban quitta le Youen- Ming-youen pour se rapprocher de l'armée anglaise toujours campée au X.-O. de Pe-King, et alla bivouaquer à trois kilomètres de celle-ci, sur la route qui conduit à Ngan-ting men.
Le 10 octobre, Heng-K'i, accompagné de Parkes, se rendit au Palais d'Été pour rechercher le corps du gouverneur du palais, l'un de ses amis, qui s'était précipité dans l'un des lacs; à la vue des ruines, le malheureux mandarin éclata en pleurs : tout était perdu, disait-il, il n'avait plus qu'à se détruire; le corps de son ami ayant été retiré de l'eau, Heng-K'i retourna à Pe-King1.
La patience des Alliés était à bout ; le 10 octobre, les généraux de Montauban et Grant, avec l'approbation des Plénipotentiaires, envoyaient une lettre au prince Koung le sommant de rendre Ngan-ting men, l'une des deux portes de la façade Nord de Pe-King; on donnait aux Chinois jusqu'au 10 à midi pour s'exécuter, faute de quoi le canon ouvrirait la porte.