RAISONS DE LORD ELGIN
Lord Elgin, d'accord avec le baron Gros pour épargner Pe-King si les Chinois s'abstenaient de nouvelles provoca-
en 18O0 par le général Monfauban comme secrétaire particulier et interprète ; à son retour, il écrivit un volume sur la Chine (Etudes sur la Chine contemporaine, Paris, Chamerot et Lauwereyns, 1866, in-8). Plus tard il publia L'Expédition de Chine d'après la Correspondance confidentielle du Gal Cousin de Montauban comte de Palikao publiée par le comte d'Hérisson, interprète-secrétaire particulier du général de Montauban. Paris, E. Pion, i883, in-8, pp. li-33q. Cet ouvrage, aux termes d'une annonce d'un autre livre du même auteur, Journal d'un interprète en Chine, Paris, 1886, gr. in- 18, fut mis sous séquestre par « raison d'Etat », puis acquis par le Ministre de la Guerre (i883). Un de mes amis m'a communiqué un exemplaire de ce livre et j'avoue qu'il ne contient rien qui ne fût déjà connu et que rien n'explique son rachat ; il est d'ailleurs fait avec peu de soins et il témoigne d'une profonde ignorance des gens de Chine par la façon dont les noms sont estropiés ; des personnes aussi connues que M. Reed, ministre des Etats-U.nis, l'agent anglais Lay, Mgr. Delaplace, etc., sont à différentes "reprises orthographiées Read, Ley, de la Plane, etc. D'autre part, l'auteur, dans le Journal d'un officier d'ordonnance, juillet i8~ofévrier 1871, a raconté une histoire de double traité dont j'ai fait justice plus haut. La véracité de M d'Irisson, devenu comte d'Hérisson, est tenue en suspicion légitime depuis sa mission archéologique en Tunisie et ses démêlés avec l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
.le note dans Y Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, 10 mai iqoj, col. 702, sous la signature G. P. Le Lieur d'Avost, les renseignements suivants sur ce personnage :
« Hérisson n'est pas un pseudonyme, mais le nom d'une famille qui a sa notice dans Y Annuaire de la Noblesse de France (1870, p. 200), dans le Nobiliaire universel de Saint-Alais (t. XIV. p. /418). dans le Supplément ii l'Armoriai général de d'Hozier, publié par Firmin-Didot.
« Maurice d'Hérisson, comte romain par bref du 1e1' octobre i86p, était né à Paris le a5 septembre i83g, du mariage d'Augustin-Guillaume d'Irisson d'Hérisson et de Dorotliée-Julie-Ernestine-Maurice Allard ; il avait un frère aîné [Georges], secrétaire d'ambassade, décédé en 187/4, et une sieur, Madame de Saint-Pierre. »
Je relève également dans le même recueil (10 juin iqoj, col. 866) les renseignements suivants:
« En i8t')7, la société parisienne recul la circulaire dont ci-jointe la
388 UliSTIlUCTION LU PALAIS D'ÉTÉ
tioiis, partageait l'opinion du général Grant an sujet de la destruction du \\ an-cheou-chan ; il donne de son côté les motifs de sa conduite dans sa dépêche de Pe-King, le -j5 octobre' :
« I conl'ess thaï 1 attachée] more importance to the impression which we might leave behind us on our departure from this place, than to an\ formai stipulations hv which the Chinese authorities might hind themselves. Il was necessary, therefore, 1<> discover some act of rétribution and punishment sufficientlx severe to produce the required effect, and yet capable of such rapid exécution thaï il vvould be possible after il had been accomplished, to complète, before the ist of November, the Treaties of Peace, and such further measures as might be îmmediately necessary to put them into opération. This had to be donc without altacking Peking, or anything within Peking, and in such a manner as to make the blow l'ail on the Emperor, \\ho w as clearly responsible for the crime committed ; without, however , so terrifying his brother, whom be had lefl behind him to represent him, as to drive him from the field.
The destruction of the Yuen-ming-yuen Palace, coupled willi the exaction, as a step preliminarv to negotiations, and in narae of compensation to the sulïerers, of such a sum of inonev as could be raised on the spot by the Government, seemed to me to be the only combination which lullilled ail thèse conditions. 1 had also at one time resolved to require that a monument sliould be erected at the expense of the Chinese Government, stating the circumstances of the arrest and murder of the British
copie exacte faite sur un exemplaire que nous avons sous les yeux, et qui doit être devenue rarissisme... La famille d'Hérisson en Dauphiné a existé et le dernier représentant en vendit les papiers à ces messieurs qui ont émis la prétention de s'y rattacher : d'où la circulaire ci-joiute.
« Le titre de comte ne vint que plus tard.
Mi-sieurs Georges et Maurice Irisson ont l'honneur de vous informer que, par jugement en date du 26 avril [867, rendu en la chamhre du Conseil de la première chambre du tribunal civil de la Seine, leur nom patronymique a été reconnu devoir être orthographié d'trisson et reconstitué à l'avenir tel que le portait (sic) leurs ancêtres MM. d'Irisson seigneurs d'Hérisson.
Cachet au timbre sec, couronne comtale, .'J roses(P) hérisson sur terrasse, devise : qui s'y frotte s'y pique.