‹ L'expédition de Chine de 1860Chapitre 247 sur 271 · INCENDIE DU WAN-CHEOU-CHAN 3() I · texte numérisé non relu

INCENDIE DU WAN-CHEOU-CHAN 3() I

d'autant plus remarquable que ce sont ses compatriotes qui, jadis, en 1860, incendièrent le Wan-cheou-chan dont les ruines grandioses attirent les touristes aux environs de Pe- King. Je me permets d'être de l'avis du consul d'Angleterre. Certes, la destruction des tombes impériales serait un juste châtiment des forfaits de la dynastie mandchoue, étant donné le culte dont les ancêtres sont l'objet en Chine. Mais je suis de ceux qui pensent que Ton ne doit pas punir les crimes du présent en détruisant les souvenirs du passé. L'histoire attache à son pilori le nom des grands massacreurs d'hommes et des grands destructeurs de monuments. Ne souhaitons pas de figurer parmi eux. En 1860, l'incendie du Wan-cheou-chan, par ordre de lord Elgin, et le pillage du "Ïouen-Ming-Youen par les Français, restés vivaces dans la mémoire des Chinois, sont, quelque excuse qu'on en puisse donner, de tristes actes qui ternissent l'éclat d'une campagne1 ».

INCENDIE DU WAN-CHEOU-CHAN, l8 OCTOBRE

Le jeudi, 18 octobre, l'œuvre des incendiaires commença; le feu continua le 19 ; une fumée noire formait au-dessus des flammes un nuage qui flottait vers la capitale, frappant de terreur le prince Koung ; ce dernier, épouvanté, craignant d'être choisi par les Alliés comme victime expiatoire des crimes de son frère Hien-Foung, songeait à fuir ; s'il avait pu mettre son projet à exécution, nous étions condamnés, faute de négociateur autorisé, à faire une campagne d'hiver.

« Le 18 octobre, écrit Wolseley2, la première division, sous le commandement du major-général sir John .Michel,

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