‹ L'expédition de Chine de 1860Chapitre 248 sur 271 · Le Temps, 11 août · texte numérisé non relu

Le Temps, 11 août

2. The Wav with China, pp. 278-279. — J'ai donne sur cet incendie l'opinion de Gordon dans mon Hist. des lielat., I, pp. 221-323.

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marcha de notre camp près de Pe King au \ n Ming

Youen, el mil le feu à tous les palais royaux dispersés dans son voisinage. Pendanl toute cette journée el le jour suivant, un nuage lourd de fumée noire el épaisse resta suspendu sur ces lieux qui furent jadis le théâtre de tant de magnificences. I ii vent léger, soufflanl du Nord-Ouest, poussait la masse de la fumée au-dessus de notre camp, jusque dans la capitale i lie même, où maigri' la distance de grandes quantités de cendre brûlante étaient transportées et tombaient en ondé< dans les rues, témoignage silencieux, mais non trompeur, du travail de destruction et de châtiment qui se poursuivait dans le palais de l'Empereur. Pendant ces deux jouis, quand on passait entre notre camp et le Youen-Ming-^ ouen, le jour ('•lait si diminué par les nuage*- su-pendus de fumée, qu'il semblait qu'il y eût une éclipse prolongée du soleil. Le pays tout autour était assombri. »

Douze années plus tard, nous visitions l'œuvre de ruine de lord Elgin ; rien de plus mélancolique que la pagode de bronze surmontant le grand escalier dévasté et les pavillons el les temples environnants dans l'état où les avait laissés le fléau destructeur, et comme contraste à ce paysage de désolation, en bas, le calme du lac, couvert de fleurs de lotus, avec son grand pont de marbre.

Le 19 octobre, lord Elgin s'était justifié, ou si Ton aime mieux, avait expliqué sa conduite à son collègue dans la lettre suivante :

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