CONVENTIONS DE PE-KING
SEPARATE ARTICLE A.NNEXED TO THE TREATï CONCLUDED BET- WEEN GREAT BRITA1N \M> <lll\\. n\ THE TWENT1 SIVI'II l)\^ OF JUNE, IN THE M.\li ONE THOUSAND EIGHT HUNDRED AND 1 11 TY-EIGIIT '.
It is hereby agreed that a sum of Iwo millions of lacis, on accounl of the losses sustained l»\ British subjects through the misconduct ofthe Chinese authorities al Canton ; and à further sum oftwo millions of taels on account of the military expènses of the expédition which lier Majesty the Queen lias been compelled lo send ont l'or the purpose of obtaining redress, and of enforcing the due observance of Treatv provisions, sliall Ijc paid lo lier Majeslv's Représentative in China bv the authorities of the Kwang Tung province.
The necessary arrangements with respect to the lime and mode of effecting thèse paytnents sliall be determined b\ Her Majesty's Représentative, in concert with the Chinese authorities of Kwang Tung.
AN lien the above amounts sball bave been discharged in full, the British forces will bc withdrawn from the city of Canton.
Donc at Tientsin, tins twenty-sixlh day of .lune, in ibe year of our Lord onc thousand eigbt hundred and fifty-eight, corresponding with ibe Chinese date, the sixteentb dav, fifth moon, ofthe eighth year of llien Fung.
[L. S.] (Signed) Elgin and Kincardine.
En résumé, lord Elgin obtenait : des excuses pour l'attaque de Ta-Kou, de juin i85g, le droit de résidence pour le ministre anglais à Pe-king, une indemnité de huit millions de taels, pour frais de guerre (six millions) et dommage aux résidents anglais (deux millions) au lieu de l'indemnité de l'article séparé du traité de Tien tsin; T'ien- Tsin ouvert au commerce, réglementation de l'émigration, cession à l'Angleterre de Kowloon (Kao-loung, Kieouloung) en lace de Hong-Kong; exécution immédiate du traité de T'ien-tsin; en revanche, les Anglais s'engageaient à
l, Annulé par l'art. III de la Convention du i'\ oct [860, p. 41O.
CONVENTION ANGLAISE Zj 3 3
évacuer les Chousan, après la signature de la Convention ; T'ien-tsin, les forts de Ta-Kou, la côte Nord-Est du Chanïoung et Canton devaient être occupés jusqu'au paiement de l'indemnité.
Le général Grant raconte la réception de lord Elgin par le prince Koung de la manière suivante :
« Le 22 octobre, un message me fut envoyé par l'intermédiaire d'un missionnaire catholique romain, français, M. Mahé1, qu'il se préparait une trahison contre nous lorsque nous entrerions dans la ville. Il disait qu'il avait entendu raconter par plusieurs chrétiens chinois en lesquels il pouvait avoir confiance, que des machines infernales étaient placées dans les différentes maisons devant lesquelles nous aurions à passer, et que les canons sur les remparts étaient tournés vers le bâtiment où le traité serait signé. Il ajoutait qu'une grande partie de l'ennemi était campée à l'ouest de la ville. Comme je pensais qu'il devait bien y avoir quelque chose de vrai dans tous ces bruits, j'envoyai le major Probyn, avec les deux régiments de cavalerie irrégulière, pour reconnaître dans la direction indiquée. Le détachement arriva soudain sur un camp retranché, où l'infanterie qui longeait la rive l'empêcha d'avancer davantage et le menaça d'ouvrir le feu en pointant des fusils à mèche.
« Comme Probyn avait obtenu toutes les informations nécessaires, et qu'on ne pouvait rien gagner à amener une collision, il se retira très sagement. Ceci me décida à me préparer à toute éventualité et le matin du i !\ octobre, date à laquelle la signature du traité anglais avait été remise d'une façon inévitable, j'ordonnai à Sir Robert Napier de se mettre en marche, et avec la seconde division, d'occuper la rue principale conduisant à la « Salle des Cérémonies », lâche qu'il remplit avec grande exactitude et jugement. Je
i. Il doit y avoir erreur dans le nom, car aucun missionnaire, catholique, lazariste ou des Missions étrangères de Paris, ne se nommait ainsi.
Cokdier. — Expéd. de Chine, 1860. 28
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postai aussi une batterie de campagne à la porte Ngan ting,
prête à agir au m ni donné. Lord Elgin partit dans
l'après-midi; je l'accompagnais avec mon état-major, ',,,() hommes d'infanterie, [oo cavaliers el deux musiques jouant en tête du cortège. J'étais à cheval, à côté de notre ambassadeur qui fut transporté dans une chaise à porteurs richement ornée, jusqu'à la salle, à une distance de trois milles. La grande rue était large et belle, mais la chaussée était atroce. Le milieu était surélevé et assez défoncé, et flanqué de deux petits passages, à peu près impraticables à cause des trous et des mares (Tenu. Il y avait une grande afïïuence de spectateurs, hommes, femmes et enfants, mais aucun d'eux, ne manifestait la moindre animosité contre nous. Nous mîmes à peu près une heure pour atteindre la Salle des Cérémonies, où le traité devait être signé, et qui était complètement séparée de la ville tartare. Nous franchîmes les portes de la salle, traversâmes les jardins, jusqu'au chemin pavé, et en approchant de la grande entrée, nous rencontrâmes le prince Koung et près de 5oo mandarins, quelques-uns d'entre eux, princièrement vêtus de robes de cérémonie, en soie. Le prince s'avança el joignit ses mains devant sa figure, à la manière du salut chinois, mais lord Elgin lui répondit par un regard fier et dédaigneux et simplement s'inclina légèrement, ce qui a dû glacer le sang dans les veines du pauvre Koung. Ce dernier paraissait un homme du monde, lin, évidemment anéanti par la peur. Nous fûmes placés sur des sièges de cérémonie, à la place d'honneur, à gauche, et la convention fut posée devant le Commissaire impérial, qui, pour cette occasion, était investi de pleins pouvoirs. Après avoir discuté sur certains points, il la signa et ratifia le traité précédent. Heng-K'i, l'autre Commissaire, était, sans contredit, un personnage habile et d'esprit lucide, paraissant âgé. pâle, délicat et très bien élevé. « Au milieu de la cérémonie, l'infatigable signer Beato, qui était très anxieux de prendre une bonne photographie de la