‹ L'expédition de Chine de 1860Chapitre 260 sur 271 · CONVENTION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

CONVENTION FRANÇAISE

« signature du traité » sortit son appareil, le plaça à la porte d'entrée et dirigea les larges verres de son objectif en plein sur la poitrine de l'infortuné prince Koung. Le royal frère regarda avec terreur, pâle comme la mort, et fixant ses regards d'abord sur lord Elgin et ensuite sur moi, s'attendant à chaque moment à avoir la tête emportée par cette machine infernale, vis-à-vis de lui, qui réellement ressemblait à une sorte de mortier prêt à dégorger son terrible contenu sur sa personne sacrée. Il lui fut expliqué qu'on n'avait pas un dessein aussi noir et son visage pâle et anxieux s'éclaira lorsqu'il fut averti que l'on faisait son portrait. Le traité fut signé et toute l'affaire se passa d'une manière satisfaisante sauf ce qui concernait le portrait du Signor Beato qui fut complètement manqué, grâce au manque de lumière. On nous offrit des rafraîchissements, que lord Elgin déclina, et après un certain nombre de saluts, nous nous retirâmes1. »

Le jeudi 25 octobre 1860, à son tour, le baron Gros se rendait du quartier général français situé hors de Pe-King, au Ministère des Rites (Li Pou) pour signer avec le prince Koung la Convention qui rétablissait la paix avec la Chine, et procéder ensuite à l'échange des ratifications du traité de T'ien-tsin.

a Le 2Ô, à onze heures, le général Montauban et le baron Gros se mettaient en marche à leur tour pour se rendre au Tribunal des Rites, où les attendait le prince Koung.

« Un fort détachement, dans lequel étaient représentées toutes les troupes du corps expéditionnaire, leur servait de garde d'honneur. Les spahis, avec leurs burnous rouges et leurs housses de selle neuves; les chasseurs, très bien équipés, avec des casques garnis d'un turban bleu de ciel ; un escadron complet d'artillerie à cheval, portant des habits

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