S CONVENTIONS DE PE-KING
mains un seul texte du traité du 27 juin 1 858 qui soit revêtu do la signature de ses Plénipotentiaires.
\ euillez, etc.
Si-. : 13"" Gros.
LETTRE DU BARON GROS A LORD ELGIN
Le 26 octobre, le baron Gros transmet lait à lord Elgin copie de la Convention française et du procès-verbal de la ratification du traité de ï'ien-tsin.
Dans Pe-Ring, le 26 octobre 18G0.
VI \ Lord,
J'ai l'honneur d'envoyer ci-jointes à votre Excellence une copie certifiée de la Convention de Paix que j'ai signée le 20 de ce mois avec le prince Koung, et une copie aussi du procèsverbal qui constate que l'échange des ratifications du Traité de T'icn-tsin a eu lieu dans la même séance entre les Hauts Commissaires respectifs de France et de Chine.
J'ai envoyé une copie de ces deux documents à M. le Général en chef des forces Françaises en Chine, et je lui ai demandé au nom du Gouvernement de l'Empereur de vouloir bien faire cesser tout acte d'hostilité contre la Cbinc qui n'aurait pas, cela va sans dire, un caractère essentiellement défensif.
La paix étant heureusement rétablie entre la France et la Cbinc il ne reste plus qu'à exécuter loyalement les engagements qui tiennent depuis le 25 de ce mois les deux Parties Contractantes signataires du Traité de T'ien-tsin et de la Convention de Pe-Kirig.
Je compte retourner dans peu de jours à T'icn-tsin avec les forces Françaises qui se trouvent devant Pe-Ring et là, my Lord, je pense que nous aurons encore à nous concerter sur les mesures à prendre pour faciliter dans l'avenir les relations politiques et commerciales si heureusement rétablies par les actes de Pe- King.
Je n'ai pas besoin de vous dire, my Lord, combien je suis heureux du concours si cordial et si éclairé que Votre Excellence a bien voulu me donner pendant la seconde mission que j'ai eu à remplir avec elle, comme pendant la première ; et Votre Excellence
LE BARON GROS AU GÉNÉRAL DE MONTAUBAN 4^9
aura remarqué, je l'espère, que j'ai toujours cherché à marcher avec elle, autant que possible, et à lui rendre autant qu'il a dépendu de moi le secours moral qu'elle a bien voulu me donner, et que j'ai été heureux en remplissant un devoir de faire connaître au Gouvernement de l'Empereur.
J'ai, etc..
(Signé) : B0D Gros.
LE BARON GROS AU GENERAL DE MONTAUBAN
Le baron Gros envoie officiellement les pièces relatives à la Convention au général Montauban ; il avise ce 'dernier qu'il considère comme terminée sa mission diplomatique et il félicite le Commandant en chef de la part qu'il a eue clans le succès des négociations par sa brillante conduite des opérations militaires.
Pe-King, le 27 octobre 18G0.
Monsieur le Général en Chef,
J'ai l'honneur de vous envoyer ci-joint une copie certifiée de la Convention de paix que j'ai signée hier a5 de ce mois, en votre présence, avec le Prince Koung, Commissaire Impérial muni de pleins pouvoirs du souverain de la Chine, et dans le palais du tribunal des rites connu en chinois sous le nom de Li-Pou. J'ai joint aussi à cette copie celle du procès-verbal qui constate que l'échange des ratifications du traité de ï'ien-tsin signé dans la ville de ce nom le 27 juin i85S a eu lieu entre les Hauts Commissaires des deux Empires, et dans la même séance.
La paix étant ainsi heureusement rétablie entre la France et la Chine, je dois, pour me conformer aux ordres de l'Empereur, vous demander au nom de son gouvernement de faire cesser immédiatement tout acte d'hostilité contre la Chine qui n'aurait pas essentiellement un caractère défensif.
La Convention de paix identique, t/aniit au fond, à celle que S. E. M. l'Ambassadeur d'Angleterre a signée le i!\ de ce mois avec le Prince Eoung vous fera connaître, M. le Général, les engagements qui sont dès aujourd'hui obligatoires pour les deux puissances contractantes, cl je réclamerais voire concours
Cordiek. — Expéd. de Chine, 1860. fl.i
/,5o CONVENTIONS DE PE-KING
pour en assurer légalement [sic, loyalement, II. G.] l'exécution, si contre toute probabilité il \ avait lieu de le l'aire.
Je nuis donc considérer aujourd'hui la mission que la confiance de l'Empereur m'a appelé à remplir en Chine comme à peu près terminée, surtout si quelque circonstance imprévue rie vient pas, avant mon retour en France, nécessiter mon intervention ou l'appui moral que je pourrais vous donner.
Permettez-moi, M. le Général, de me féliciter aujourd'hui des rapports si confiants qui ont existé entre nous et de vous complimenter sincèrement sur la part active et brillante qui vous revient à si juste titre dans les succès de notre mission commune.
Je me propose de retourner à T'ien-tsin où j'attendrai les événements et M. de Bourboulon, qui doit s\ rendre bientôt. Je compte me mettre en route avec l'armée et je réclamerai de vous pendant le voyage que l'Ambassade aura à (aire pour se rendre de Pe-King à T'ien-tsin les mêmes secours et la même protection que vous lui avez donnés lorsqu'elle s'est rendue de T'ien-tsin à Pe-King.
Veuillez, etc. Sig. : Bon Gros.
Les textes anglais et français des Conventions et des Traités furent portés en Europe.
Le dernier chapitre de cet ouvrage est en même temps le premier de mon Histoire des relations de la Chine à laquelle je renvoie le lecteur.
Rappelons que les appréhensions du baron Gros ne furent pas justifiées et qu'en octobre 1860, le général Montauban donna l'ordre d'évacuation de Chou-San '.
Le baron Gros et lord Elgin quittèrent Pe-King le g novembre.