‹ L'expédition de Chine de 1860Chapitre 28 sur 271 · NOUVEAUX PROJETS · texte numérisé non relu

NOUVEAUX PROJETS

La France et l'Angleterre se rendaient enfin à l'avis de leurs ambassadeurs et le ai janvier i85q, le Ministre des Aiï'aires étrangères, écrivait au Maréchal Pélissier, Duc de Malakoff, notre ambassadeur à Londres, qu'il s'était

Entretenu avec Lord Cowley des conditions nouvelles dans lesquelles doit être désormais constituée la représentation diplomatique de la France et de lWngletcrre en Chine et nous avons reconnu que si les deux Gouvernements consentent, ainsi que le Cabinet de Pe-King les en a sollicités, à ne pas se prévaloir immédiatement de la faculté qu'ils ont obtenue par les traités de T'ien-Tsin d'entretenir à Pe-lving une mission diplomatique permanente, il n'y avait plus de raison pour donner à leur Représentant en Cbinc le caractère d'Ambassadeur et qu'il conviendrait de leur conférer seulement la qualité d'Envoyé Extraordinaire et Ministre Plénipotentiaire. Il nous a semblé, en outre, qu'il conviendrait de choisir Nari-King ' pour leur lieu de résidence. Toutefois comme cette ville est encore au pouvoir de l'insurrection chinoise, il est nécessaire d'attendre, pour y fixer nos Légations dans des conditions utiles et convenables, que l'autorité .souveraine y soit rétablie, et ce serait à Chang-Haï qu'il paraîtrait à propos de placer provisoirement leur résidence, ce point étanl celui d'où il leur serait le plus facile d'entretenir des relations constantes avec la Cour de Pe-King et de se rendre soit dans la capitale de l'Empire, soit à Nan-King.

Pour que les intérêts auxquels la présence des Légations ser-

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