LES CONSÉQUENCES DÉS TRAITÉS DE TIEN-TSIN
mais il était maintenant trop tard : les excitations du gouvernement central avaient porté Leurs fruits ; il fallait s'en tenir au régime actuel, mais In régulariser afin d'empêcher qu'une barrière ne fût établie autour de la ville au grand détriment des caisses de l'Etat dans lesquelles il n'entrerait plus une piastre.
ÉD1T IMPÉRIAL SECRET, PE-klXG, ~ NON. l858
La duplicité du gouvernement chinois est bien démontrée par l'édil suivant par lequel l'Empereur ordonne à un comité secret, à l'insu des autorités du Kouang Toung, de « tout disposer pour forcer les barbares à abandonner leur position et avoue sans rougir qu'il bénira le ciel, s'il réussit, ou q.u'/Y niera toute participation à la guerre si la victoire ne le favorise pas 2. »
Lorsque nous considérons les événements qui se sont passés jusqu'à l'époque de notre avènement au Trône, alors que nous ('lions bien jeune encore, nous nous rappelons que nous redoutions constamment que, tout en nous consacrant avec une sollicitude sans relâche aux affaires de l'Etat, nous n'en vinssions un jour à craindre pour le dépôt qui nous a été confié par notre auguste prédécesseur.
Contrairement à toute prévision, depuis le commencement de notre règne, il y a huit ans, les rebelles aux cheveux longs 3 ont continué sur les deux rives du fleuve (le Yang-tseu-Kiang) leurs excès insensés, et dans les provinces orientale et occidentale de Yuè '* (les deux kouang) les voleurs aux turbans rouges ne cessent de commettre des désordres. Tout l'Empire est dans la confusion et les bandits se montrent de toutes paris. Mais alors que quelque amélioration dans cet état de choses se produisait et que
i. Edit secret envoyé de Pe-King, le 7 novembre 1808, et reçu à Fayoun, le 22 du même mois.