‹ L'expédition de Chine de 1860Chapitre 3 sur 271 · TROUBLES A CAS TON · texte numérisé non relu

TROUBLES A CAS TON

La leçon quoique rude n'était d'ailleurs pas suffisante; à défaut d'autres indices, l'attitude franchement hostile de Houang ', le nouveau Gouverneur général des deux Kouang, aurait suffi à indiquer quel était l'état d'esprit des fonctionnaires dirigeants. Les Chinois oublient vite, et devant les ruines encore fumantes du yamen provincial, le successeur de Ye, inconscient du danger, peu soucieux du triste sort de son prédécesseur, au lendemain même de la signature des traités de Tien-tsin, faisait placarder une affiche injurieuse pour les Alliés qui occupaient la ville de Canton, au risque d'attirer de nouveaux malheurs sur sa capitale déjà si éprouvée.

Le baron Gros protestait contre les agissements de Houang auprès des Commissaires impériaux dans des termes que nous avons reproduits2.

Pi-Kouei 3 lui-même que nous avions placé à la tête de l'administration de Canton nous était infidèle : « Plusieurs fois, écrit le baron Gros l, Pi-Kouei et ses subordonnés chinois ont cherché à abandonner leur poste, par Ce seul motif qu'ils croyaient, en agissant ainsi, nous faire tout le mal possible et couvrir leur responsabilité envers leur Gouvernement ; les commandants Alliés n'ont pas hésité à les retenir par force, tant ils avaient besoin d'eux et tant ils leur étaient utiles malgré la violence qui leur était faite et la mauvaise volonté qu'ils devaient apporter à remplir leurs devoirs envers nous. »

Dans les premier jours de l'occupation de Canton, on aurait pu organiser une municipalité avec les notables,

i. Houang Tsouug-lian, \<>ir Exp. de Chine 18J7-S, p. oo!\, noie.

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