Hist. des Rel. de la Chine, 1, p
5^| AFFAIRE DE TA-KOU, .11 I N l85û
l'après midi, M. de Bourboulon sur le Du Chayla, accompagné du Vorzdgaray, quittaient Hongkong ; les navires se rencontrèrent en mer, aux îles Saddle, le G dans la matinée, et le ministre anglais arrivait à Chang-Haï le soir du même jour, tandis que le ministre de France remontait la rivière' le lendemain matin.
Les Commissaires impériaux kouei-liang et Houa-cha-na étaient arrivés de Sou-tcheou à Chang-Haï pour rencontrer les diplomates étrangers; ils avaient eu déjà plusieurs entrevues avec M. Ward, ministre américain. M. Bruce trouva une réponse à la note qu'il «avait adressée de Ilong-kong à Kouei-liang pour lui annoncer son intention de se rendre sans délai à Pe-King.
Cette réponse était loin d'être satisfaisante, les Commissaires chinois y alléguaient de prétendus arrangements convenus avec lord Elgin, et l'impossibilité pour eux d'être rendus au Nord, c'est-à-dire à Pe-King, avant deux mois, pour mettre en avant l'intention de régler à Chang-Haï l'échange des Traités ratifiés et les autres affaires concernant l'exécution de ces mêmes Traités ; enfin, cette réponse était, comme d'habitude, dilatoire et évasive, et n'avait évidemment pour but que d'éluder les arrangements pris l'année précédente et de nous retenir à Chang-Haï le plus longtemps possible. M. Bruce concluait de là qu'il n'y avait qu'une conduite à tenir, c'était de continuer à marcher sur notre but sans nous en laisser détourner par aucune tentative tendant à nous opposer des délais ; qu'en conséquence il était résolu pour sa part à ne pas voir les Commissaires Impériaux ; qu'il allait répondre à Kouei-liang en se référant à sa note précédente et en lui déclarant de nouveau sa détermination arrêtée de se rendre sans délai à Pe-King1.
Le lendemain, 8 juin, M. Bruce adressait à Kouei-liang une note qu'il terminait en disant que « dans les circon-
r. Lettre de M. de Bourboulon.