Blondel, pp
2. En réalité, ce fleuve est appelé par les Chinois Haï-ho entre ï'ien- Isin et Ta-Kou. — Cf. proclamation du vice-roi du Tche-li, AVang Wenchao, dans le N.-C. Herald, \'\ mai 1897, p. 877.
CoRDiER. — Expéd. de Chine, 1860. 17
j)io(l et demi. ()uelques-uns d'entre eux pesaient vingt mille kilogrammes. Ils avaient été forgés à Ta-Kou. Dans ce premier obstacle, un intervalle avait été ménagé, qui livrait passage aux jonques : il était comblé à volonté par un éperon mobile dont on ne saisit pas complètement le mécanisme. En second lieu venait une ligne de pieux en fer semblables aux premiers, mais moins forts. La troisième défense était formée de madriers réimis par un cAble cl deux cbaînes. Les chaînes étaient fixées sur la rive droite et senroulaient sur la rive gauche autour d'une pièce de bois énorme qui tournait comme un treuil. Enfin une ligne de bâtiments calfatés, réunis par des chaînes, composait un ensemble mobile qui, selon toute apparence, servait de pont. Ainsi le système des portes était difîercnt suivant la nature des rives. Les vases n'offraient d'abord aucun point fixe : c'étaient alors des pieux en fer forgé qu'on avait appuyés sur le fond. Plus en amont, la rive permettait de fixer des chaînes : les deux dernières estacades tournaient sur la rive droite comme sur une charnière. L'intervalle qui séparait chacun des obstacles était de quatre cents mètres, et leur ensemble barrait le fleuve sur une longueur de douze cents mètres. La violence du courant, la largeur et la profondeur du fleuve, le poids énorme des pièces et l'inconsistance du terrain où s'étaient avancés les hommes qui les avaient fixées, donnaient aux défenses du Peï-ho un aspect surprenant et formidable* ».
PLAN DU GÉNÉRAL GllANT
-V la suite des opérations heureuses qui venaient d'être exécutées, le général Grant proposa de modifier le plan d'attaque des forts de Ta-Rou et un désaccord sérieux s'éleva