‹ L'expédition de Chine de 1860; histoire diplomatique, notes et documents;Chapitre 148 sur 236 · I.KS r.OMMISSMUKS 1MI>KIU\UX AU liVIldN HUDS · texte numérisé non relu

I.KS r.OMMISSMUKS 1MI>KIU\UX AU liVIldN HUDS

cation suivante... Nous avons reçu la dépêche f[uc vous nous avez fait l'honneur de nous écrire le 3o Août, et après en avoir pris connaissance, nous avons acquis la certitude que V. Exe. n'était animée que d'intentions pacifiques et ne voulait plus en appeler aux armes.

Par ordre de l'Empereur nous sommes venus ici pour arranger les affaires et pour vous assurer que les articles du traité signé en i858, doivent être mis à exécution et pour vous l'aire savoir aussi que les clauses de l'ultimatum du mois de mars et celles contenues dans votre dépèche du 3o août, seront acceptées dans toutes Icui's dispositions. La dépèche que nous vous écrivons en est un sur garant, et nous prions V. Exe. de vouloir bien faire suspendre les hostilités.

Les Anglais n'ont demandé que le double des 4 millions de taëls qu'ils avaient obtenus en i858, et les Français demandent le triple des 2 millions qui leur ont été accordés à la même époque. Nous devrons donc, sur celte clause seulement, faire un arrangement équitable.

Quant au mode de paiement à effectuer par les douanes de l'Empire, il serait bon qu'il fût identique à celui qui sera adopté pour l'Angleterre.

En attendant que par une autre dépèche nous convenions du jour où nous pourrons nous réunir et prendre les dispositions nécessaires pour votre voyage à Pe-King afin d'y échanger les traités et assurer une paix éternelle, nous vous adressons cette communication importante, le 3 septembre 1860'.

Cette réponse n'ayant pas paru satisfaisante à notre ambassadeur, il la renvoya à Koueï-liang qui la rectifia de la manière suivante.

LES COMMlSSAniES IMPÉRIAUX AU BARON GROS, 3 SEPTEMBRE 1860.

KouEï, etc., ... ont reçu la dépêche que Y. Exe. leur a fait l'honneur de leur écrire le 3o Août dernier, et après en avoir pris connaissance, ils ont acquis la certitude que V. Exe. désirait voir la paix se rétablir et non la guerre continuer. iXous venons

I. l'our copie conforme à la traduction française, sig. B"" Gkos.

288 t'ii;.n-tsi.\

donc ici, par ordre de l'Empereur, et nous déclarons en premier lieu que l'on doit en revenir à l'exécution du traité signé en i858, et que toutes les clauses de l'ultimatum modifié par votre noble Empire au mois de Mars dernier et rappelé dans votre dé[)èche du 3o Voùt sont acceptées sans restriction.

.Nous prions donc \. Exe. de vouloir bien faire suspendre les hostilités pour assurer le rétablissement de la paix : Quant à l'indenmitc, il nous restera à nous entendre sur le mode d'eu répartir le paiement sur les douanes des ports ouverts.

^ious vous envoyons la présente dépêche en attendant que nous convenions d'une entrevue dans laquelle nous nous concerterons sur le voyage de Pe-King et sur l'échange des ratifications'.

Par la lettre suivante, le baron Gros faisait part au général deMontauban et à raniiralCliarner de l'état des négociations:

LE 1!A1U)N GKOS AL GENERAL ET A L AMIRAL COMMANDANT EN ClIEI"

T'icn-Tsin, le 3o août iSGo.

M. l'Amiral, M. LE Général en Chef,

J'ai reçu il y a peu de jours, du haut dignitaire Kouei-Liang, le premier Commissaire impérial signataire du Traité de ï'ien-tsin en i858, une dépèche dans laquelle il m'annonce que l'Empereur vient de lui confier le sceau de Commissaire impérial et (|ue, muni de pleins pouvoirs, il va se rendre à T'ien-tsin pour v négocier avec moi et de concert avec le Gouverneur Général du Pe Tchc-li tout ce c[ui est relatif à l'échange des ratifications du traité de i858. Il ajoute encore qu'il n'est aucune des clauses de l'ultimatum du mois de Mars dernier qui ne puisse recevoir une solution satisfaisante.

J'ai répondu à koueï-Liang par la dépêche dont j ai l'honneur de vous envoxer ci-jointe une copie. Elle vous fera connaître quelle est la situation actuelle après le succès éclatant de nos armes, et vous y verrez que je crois devoir déclarer encore au gouvernement chinois que tant que des faits accomplis n'auront

1. Pour copie conforme à la trailuctiuii française, sig. B"" Gkos.

PUOJIÎT DE CONVENTION 289

pas donné toute satisfaction au gouvernement de ITlmpercur les Commandants en chef des forces navales et militaires n'auront pas à suspendre les opérations entreprises pour conti'aindre la Cour de Pc-King à se soumettre à ce que l'on exige d'elle.

La dépêche de Kouei-Liang semble indiquer de la part du Gouvernement chinois l'intention bien arrêtée de céder enfin à nos demandes, et je pense qu'il serait utile au succès de la mission qui nous est confiée de ne pas trop presser, de fait du moins sinon de droit, la mise à exécution de mesures coercitlves que nous aurions à activer bientôt si le Gouvernement chinois nous opposait encore un refus, des réticences ou le silence.

Il serait à craindre, je crois, qu'une démonstration trop énergique faite vers la capitale au moment où le Gouvernement chinois semble disposé à céder n'inspirât des craintes personnelles à ri'^mpereur, et qu'il ne prit peut-être la funeste détermination de fuir en Tartarie. Le gouvernement de l'Empereur, comme celui de S. M. Bque ne veut pas renverser la dynastie actuelle, et mes instructions me prescrivent de chercher à éviter tout ce qui pourrait amener un événement de cette nature.

Quelques jours sont nécessaires encore pour faire arriver les troupes à T'ien-Tsin et pour les y établir convenablement, et, dans ce peu de temps sans doute, les Commissaires impériaux nous auront donné une réponse décisive, qui nous permettra de mettre lin aux inesures coercitivcs en voie d'exécution ou qui obligera les Plénipotentiaires alliés de demander aux Commandants en chef de poursuivre avec vigueur les mesures qu'ils auront eu le temps de préparer pour peser dune manière efficace sur la Cour de Pe-Ring.

Veuillez agréer, etc., etc. C'^io-) Baron Gros.

Enfin le baron Gros rédigeait le projet suivant de Convention ' :

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