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LE BARON GROS AUX COMMANDANTS EN CHEF

T"ien-Tsin, le 7 Septembre 1860.

M. l'Amiral, M. le Général,

Je viens d'apprendre, d'une manière certaine, que les Com-

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inissaiics linpcriaux. en nous écrivanl olliciellement, à Lord Eli^'in cl il moi. ([uc Koueï-Lianij avait reçu de l'Enipereur de la (lliine les pleins pouvoirs nécessaires pour résoudre conlorniémenl aux vœux des Puissances alliées, le dilférend qui existe entre elles d'une part et la Chine de l'autre, avaient avancé un fait entièrement contraire à la vérité, et que les négociations à l'amiable qui avaient été entamées et qui paraissaient devoir amener une solution satisfaisante n'étaient probablement qu'un jeu honteusement joué pour gagner du temps et éloigner, pendant quelques jours encore, du moins, le danger qui menace Pe-Ring.

Dans cet état de choses, j'ai retiré des mains des Commissaires Impériaux le projet de Convention que je leur avais soumis et je leur ai fait déclarer que les opérations militaires, ralenties de lait au moins depuis plusieurs jours et par condescendance pour le Gouvernement chinois, allaient être reprises immédiatement avec vigueur.

Lune des éventualités pré\uos par nos instructions se trouve donc réalisée. Voici ce que me prescrit S. E. M. le Ministre des AITaires Etrangères de France :

« S'il V avait nécessité de passer T'ien-Tsin ou de s'v établir pendant l'hiver, vous vous guideriez dans vos résolutions d'après les avis et le sentiment des commandants militaires, mais il y a une hvpothèse qui par son caractère politique appelle à l'avance votre examen et celui de votre collègue : il se pourrait que le développement et le succès de nos opérations en inspirant à l'Empereur de la Chine des craintes de sécurité personnelle ne lui lissent prendre le parti d'abandonner sa capitale, et de se retirer dans les parties les plus reculées de son Empire. C'est là un danger que votre prudence doit s'employer à conjurer, car il ne saurait entrer dans nos vues de détrôner le souverain actuel de la Chine, etc., etc. »

Je vous prie donc, M. le Général, M. l'Amiral, de vouloir bien vous entendre avec MM. les Commandants en Chef des forces de S. M. Britannique et dans le cas où il vous serait démontré que les forces alliées, sans compromettre leur base d'opération et avec des chances de succès, pourraient se porter sur T'oung- Iclieou, et peut-être ensuite sur Pe-King, je vous demanderai de vouloir bien faire marcher vos forces en avant dans le plus bref délai possible.

Ce n'est plus à T'ien-Tsin qu'une convention peut être signée avec le Gouvernement Chinois, ce n'est maintenant qu'à Toung-

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tclieou, et, si dans celte dernière ville, nous éprouvions de nouvelles déceptions, il faudrait probablement aller plus loin, en évitant, s'il est possible, de faire surgir la fatale éventualité que le gouvernement de l'Empereur redoute, mais qui peut cependant se réaliser un jour malgré nous.

S. Exe. M. l'Ambassadeur d'Angleterre écrit dans le même sens aux Commandants en chef des forces de S. M. Britannique et je vous prie, M. le Général, après vous être entendu avec vos bonorables collègues d'Angleterre, de vouloir bien me faire connaître les mesures que vous aurez à mettre à exécution.

llcccYcz, etc. (^'S'-) 1^"" Ghos.

Koueï-liang demande un sursis de trois jours:

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