‹ L'expédition de Chine de 1860; histoire diplomatique, notes et documents;Chapitre 174 sur 236 · LK BARON GROS A AI. THOUVEKEL 33 F · texte numérisé non relu

LK BARON GROS A AI. THOUVEKEL 33 F

français ('tal)li auprès du pont de pierre encombré encore par les cadavres des troupes impériales jaunes de Seng-kolin-ts'in.

On dit que le général tartare ne considère pas encore ces victoires successives des Alliés comme décisives pour lui et qu'il veut tenter de couvrir Pe-King avec les débris de ses troupes et les réserves qu'il appelle de la Mongolie.

Toute la journée du 22 s'est passée sans événements et j'avais déjà préparé un projet de note à écrire aux commissaires impériaux pour leur offrir encore la paix à T'oung-tcheou, s'ils ne voulaient pas voir marcber nos troupes sur Pe-King, et j'allais aller tiouver Lord Elgin qui campe sous la tente à une lieue de moi, pour m'entendre avec lui sur ce que nous avions à faire dans l'état de clioses actuel, lorsqu'une dépèche chinoise m'a été remise par un mandarin parlementaire.

Elle est du prince Koung Ts'in-wang', frère aîné- de l'empereur. Il m'annonce que Tsai, prince d'I-Tsin, et Alou, ayant mal géré les affaires étaient destitués et que, lui, Roung, se trouvait revêtu du caractère de Commissaire impérial muni des plus amples pouvoirs pour négocier la paix. Que par conséquent il me demandait de faire cesser les hostilités, mais il ne me parlait ni des événements du jour, ni des Européens détenus dans Pe-King, où l'on nous assure qu'ils étaient bien traités.

Nous avons répondu au prince Koung, lord Elgin et moi, qu'avant de faire suspendre les hostilités et d'entamer des négociations de paix avec lui, ou avec les délégués qu'il annonçait devoir nous envoyer, il fallait que les Français el les Amjlais détenus dans Pe-King contre le droit des gens fussent revenus dans leurs camps respectifs. Nous en sommes là au moment où j'écris à Votre Excellence et nous aurons probablement une réponse dans la journée. Ce temps d'arrêt nous est utile ; il permettra à des convois de munitions d'arriver ici, où nous n'avons ni poudre ni projectiles, car, au dire des généraux en chef, une affaire comme celle qui vient d'avoir lieu épuiserait toutes nos réserves en ce genre.

L'amiral Charner est arrivé ici avec un convoi de jonques, par le Peï-Ho et le Canal. Voilà donc un moyen facile de communiquer avec T'ien-tsin et par conséquent d'approvisionnement pour l'armée, tant que la glace ne couvrira pas la rivière.

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