NÉGOCIATIONS STÉRILES
Quant au Iraitr conclu il \ a doux ans, et à la Convenliou négociée à T'ien-lsin, j'y al donné mon approbation la plus complète et je ne comprends pas que vous puissiez dire qvie je me refuse à accorder vos demandes. Il est probable que \ . E. n'aura pas lu attentivement les dernières dépêches que je lui ai adressées, ou f[ue les interprètes ne les auront pas bien traduites.
Si votre noble Empire emploie la force des armes pour nous contraindre, non seulement nous aurons à regretter une paix déjà conclue, mais je craindrai cpie vos nationaux, en ce moment dans la capitale, ne puissent être sulTisamment protégés. — Cependant, comme le consul anglais Parkes est connu depuis longtemps par son habileté à parler et à écrire le chinois, je vais nommer un délégué pour s'entendre avec lui, afin qu'ils règlent tout ce qui sera relatif à une entrevue avec les deux représentants de la France et de l'Angleterre et à la signature de la Convention. Pourquoi donc votre noble Empire est-il aussi méfiant ? Que nos délégués respectifs se réunissent immédlalcinenl pour convenir du moment où le traite sera signé.
Telle est la réponse que j'adresse à S. E. le Baron Gros, etc.
Le i""" octobre 1860.
Le baron Gros fait encore preuve de patience puisque malgré la marche déjà commencée des armées alliées, il offre le i*"" octobre au soir au prince Koung d'accepter des délégués pour arriver à une entente, si les prisonniers sont rendus immédiatement.