B.\RON GROS AU PRINCE ROUNG
2 octobre 1860.
Le Soussigné, etc., a reçu la lettre que S. A. Imp. lui a fait l'honneur de lui écrire, hier, et il doit dire, pour répondre au Prince Koung, qu'il a remis la solution des affaires entre les mains du Commandant en chef des forces françaises ; que déjà, ainsi que S. A. doit le savoir, un mouvement a été fait en avant, enlin, que hier à quatre heures du soir, une nouvelle division de l'armée française est arrivée ici. Malairé cela, si S. A. Imp. veut encore renvoyer immédiatement dans leurs camps
LES NÉGOCIANTS DE PE-KING AU HARON GROS 3l\b
rcspcctils les olïlcicrs français et anglais délcnus à Pc-King contre la loi des nations, et, ainsi que le propose S. A. elle-même, nommer des délégués qui, avec M. Parkes et les interprètes français, s'entendent sur les arrangements à prendre pour une entrevue et la signature de la Convention projetée, le Soussigné demandera encore au Commandant en chef de l'Armée française de vouloir bien ne pas faire avancer ses troupes plus loin, et la paix pourra bientôt se trouver établie.
Le Soussigné, etc.
(Sig.) B°" Gros.
L'armée était déjà en marche, que les marchands de Pe- King envoyaient une supplique aux Ambassadeurs pour les prier cFarrêlcr les troupes ; cette requête était accompagnée de présents de vivres.