‹ L'expédition de Chine de 1860; histoire diplomatique, notes et documents;Chapitre 209 sur 236 · RAISONS DE LOUD ELGIN · texte numérisé non relu

RAISONS DE LOUD ELGIN

Lord Elgin, d'accord avec le baron Gros pour épargner Pe-King si les Chinois s'abstenaient de nouvelles provoca-

en iSOo par le général Monfauban comme secrétaire particulier et interprète ; à son retour, il écrivit un volume sur la Chine (^FAudcfs sur la Chine conlemporaine, Paris, Ghamerot et Lauwereyns, 1866, in-8). Plus tard il publia L'Expédition de Chine d'après la Correspondance confidentielle du G"'- Cousin de Montauban comte de Palikao publiée par le comte d'Hérisson, interprète-secrétaire particulier du général de Montauban. Paris, E. Pion, i883, in-8, pp. M-S^g. Cet ouvrage, aux termes d'une annonce d'un autre livre du même auteur, Journal d'un interprète en Chine, Paris, 1886, gr. in-18, fut mis sous séquestre par « raison d'Etat », puis acquis par le Ministre de la Guerre (1880). Un de mes amis m'a communiqué un exemplaire de ce livre et j'avoue qu'il ne contient rien qui ne fût déjà connu et que rien n'explique son rachat ; il est d'ailleurs fait avec peu de soins et il témoigne d'une profonde ignorance des gens de Chine par la façon dont les noms sont estropiés ; des personnes aussi connues que M. Reed, ministre des Etats-Unis, l'agent anglais Lay, Mgr. Delaplace, etc., sont à différentes reprises orthographiées Read, Ley, de la Plane, etc. D'autre part, l'auteur, dans le Journal d'un officier d'ordonnance, juillet iS'^o-février 1871, a raconté une histoire de double traité dont j'ai fait justice plus haut. La véracité de M. d'Irisson, devenu comte d'Hérisson, est tenue en suspicion légitime depuis sa mission archéologique en Tunisie et ses démêlés avec l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

Je note dans Y Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, 10 mai igoô, col. 702, sous la signature G. P. Le Lieur d'Avost, les renseignements suivants sur ce personnage :

« Hérisson n'est pas un pseudonyme, mais le nom d'une famille qui a sa notice dans Y Annuaire de la Noblesse de France (1870, p. 25o), dans le Nobiliaire uni^'ersel de Saint-Âlais (t. XIV. p. 4i8), dans le Supplément à l'yirmorial général de d'Hozier, publié par Firmin-Didol.

« Maurice d'Hérisson, comte romain par bref du i""'' octobre 1869, était né à Paris le 25 septembre i83g, du mariage d'Augustin-Guillaume d'Irisson d'Hérisson et de Dorothée-Julie-Ernestine-Maurice Allard ; il avait un frère aîné [Georges], secrétaire d'ambassade, décédé en 1874, et une sœur, Madame de Saint-Pierre. »

Je relève également dans le même recueil (10 juin iqo5, col. 806) les renseignements suivants :

« En 1867, la société parisienne reçut la circulaire dont ci-jointe la

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lions, partageait l'opinion du général Granl au sujet de la destruction du \\ an-cheou-chan ; il donne de son côté les motifs de sa conduite dans sa dépêche de Pc-King, le 25 octobre' :

« I conless lliat 1 attaclied inorc iiuporlancc lo ihe impression which we miglit leave behind us on our departure from Ihls place, llian to any formai stipulations bv whicli ihe Ghinese authorilies mlgbl bind thcmsclves. Il «as necessary, llierefore, lo dlscover some acl of relribulion and punishmenl sufTicieniK severe lo produce llie rerniircd elToci, and \el capable of sncli rapid exécution tliat il wouid be possible afler il had bcen accomplisbed, to complète, bcibrc llie isl of Movember, ihe ïrealies of Pcace, and sucli^furtbcr measures as niiglit be immedialelv necessary lo pnl lliem into opération. This had to be donc without allackiRg Pekini^;, or anylbing wilhin Peking, and in sucb a nianner as lo make the blow fall on llie Emperor, avIio was clearly responsiblcfor ibe crime connnilted ; \\ illioul, bowever, so lerrilying bis brotlier, whom he had lefl behind him to represenl him, as lo drive him from the ficld.

The destruction of the Yuen-ming-yuen Palace, couplcd wilii ihc exaction, as a slep preliminarv to negotialions, and in name of compensation lo ihe sullerers, ol such a sum of moncv as could be raised on the spot by Ihe Govcmmenl, seemed to me lo be llie only combinalion Avliich fulfdled ail thèse conditions. 1 had also al one lime resolved lo require thaï a monument should be erected at the expense of the Ghinese (jovernment, statiny: the circumstances of the arrest and murder of the Britisii

copie exacte l'aile sur un exemplaire que /loiis avons sous les yeux, et qui doit être devenue rarissisme... La famille d'Hérisson en Dauphiné a existé et le dernier représentant en vendit les papiers à ces messieurs qui ont émis la prétention de s'y rattacher : d'où la circulaire ci-jointe.

« Le titre de comte ne vint que plus tard.

Messieurs Georges et Maurice Trisson ont riiniiiuiir de vous informer que, par jugement en date du aG avril 1(^67, rendu en la chambre du (Conseil de la première chambre du tribunal civil de la Seine, leur nom palronvmique a été reconnu devoir être orthographié d'irisson et reconstitué à l'avenir tel que le portait (-s/c) leurs ancêtres .MM. d'irisson seigneurs d'Hérisson.

Cachet au timbre sec, couronne comtale, 3 roses (.•') hérisson sur terrasse, devise : qui s'y frotte s'y pique.

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