‹ L'expédition de Chine de 1860; histoire diplomatique, notes et documents;Chapitre 216 sur 236 · LE BARON GROS AL MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, 19 OCTOBRE · texte numérisé non relu

LE BARON GROS AL MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, 19 OCTOBRE

Lamaserie de Houang Sseii', sous les murs de Pekiiig, le ic( octobre iNtii.

MoNSIELK LE MlMSTRE,

J'écris cette dépèche à \ . E. dans une magnilique lamaserie

I. Le ms. porte Kouang-seu. — « Ce temple est près de la porte \gantinii-men ; il est composé en réalité de deux temples : celui de lEsl, Tounii-houang-sse, et celui de l'Ouest Si-houangsse. Autrefois se trouvait au même endroit une pagode appelée Pou-kiiii/, et c'est la S^ année de son règne que Choun-tche commença le temple actuel ; la 33* année de K aiig-hi, il fut entièrement terminé et conQé aux lamas, qui y adorent la statue de Fo. On voit sur le devant deux superbes pavillons impériaux, et le bâtiment principal se nomme Ta-chen-paoiie/i. Yoiing-tcheng embellit ce temple, et la 36*" année de son règne K'ien-loung répara entièrement le Si-houangsse, qu'il destinait à l'habitation des princes mongols venant cbaque année offrir leurs salutations et leurs présents à l'empereur. Encore aujourd'hui, cette partie de la pagode n'a guère d'autre usage. C'est au Houang-sse que se fabriquent les divinités en bronze doré, qui sont achetées par les lamas de Mongolie et du Thibel ; dernièrement on v a fondu un énorme Bouddha mesurant

LE BARON GHOS AU MINISTRE DES AI'FAIRES ÉTRANGLrES /jOI

mongole' située à un demi mille de l'une des portes nord de Pe-Iving, celle de Ngan-ling sur laquelle flottent les drapeaux alliés. Nos troupes établies sur les reni[)arts nord de la ville n'y pénètrent pas pour épargner la population, quelques olliciers seulement y entrent quelquefois et ne trouvent nulle part de ligures malveillantes. C'est le [lo] de ce mois que les généraux alliés ont sommé la ville de leur livrer l'une de ses portes. La population a exigé que l'on ne fit aucune résistance, et les autorités chinoises ont invité les Commandants en chef à faire occuper par leurs troupes la porte lYgan-tinç} à l'heure denianidée pour la reddition.

Le Prince Koung, frère puiné de l'Empereur, et non pas son frère aîné comfne Lord Elgin me l'avait écrit par erreur, ne couche pas dans la ville, il passe la nuit dans dilTérentes maisons de campagne tant il a peur que les Alliés ne s'emparent de sa personne pour exercer sur lui de cruelles représailles à venger ainsi l'épouvantable attentat dont les autorités chinoises se sont rendues coupables le i8 septembre.

Je n'avais que trop pressenti à la persistance que le Prince mettait à ne pas vouloir nous rendre les prisonniers avant que la paix ne fût signée, que plusieurs d'entre eux avaient été sacriliés d'une manière barbare : hélas ! sur 87 personnes arrêtées le 18 septembre, 19 seulement nous ont été rendues en vie, et iG cercueils nous ont été apportés, nous ignorons encore le sort des deux infortunés c[ui manquent sur ces deux douloureuses listes, l'un est français, M. l'abbé Deluc, et l'autre un jeune officier d'artillerie anglais, un prêtre chinois assure avoir vu le 21 septembre, deux Européens mis à mort au pont de Pa-li-k'iao, et jetés ensuite dans le canal.

plus de 7 mètres ; celte statue a t'té cliargée par pièces sur des chameaux qui l'ont transportée dans un temple construit sur la roule de Peking à Lhassa ; un prince mongol on a fait la dépense, qui montait, dit-on, à un demi-million. On martelle aussi au Houaiig-sse presque tous les ouvrages en cuivre rouge, destinés ensuite à être cloisonnés et décorés par les émailleurs delà capitale. « (Favier, Péking, pp. 870-371.)

1. « Je vous écris, entouré de Bouddhas et d'idoles, dans une admirable Lamaserie que je sauve du pillage, et qui se trouve à un mille de l'une des portes Ps^ord de Pe-King, sur laquelle flollent les drapeaux alliés ; nos troupes établies sur les remparts Nord de la ville tartare n'y entrent pas pour ménager la population. Quelques officiers seuls y pénètrent et ne trouvent nulle part de figures malveillantes. » (Lettre privée du baron Gros au Ministre des Ad'aires étrangères, 19 octobre 18O0.)

CouDiEK. — Expéd. de Chine, i8f)o. at)

402 DESTRUCTION DU PALAIS d'ÉTÉ

Les détails ([iii nous ont été donnés par (|n('l(|nos-iins des détenus sont allVeux. Le jeune M. Norniann, attaclié à la Léf^ation de S. M. Britannique à Chang-Haï, et que Lord Elgin avait emmené avec lui a été lié les pieds et les mains derrière le corps et les quatre membres réunis ensemble, on l'a placé ainsi dans un cbariol et il a été transporté dans le Palais d'Eté de \ouen-Ming youen ; là il a été jeté, garotté de la sorte, dans le coin d'une cour où personne n'est venu le secourir, et où quatre jours après il est mort de faim, de froid et de douleur, et rongé, peut-être encore vivant, par les rats et les vers dont son corps était couvert, lorsqu'on l'a retiré du palais. Le correspondant du Times, M. liowlbv. Iioinmedoux, aimable et spirituel, que nous aimions tous, a subi le même sort, mais peut-être a-l-il moins soulTert que M. jNormann, puisque lié comme lui, il a été jeté dans un égout, où il a pu être sullbqué en peu de temps.

Le colonel d'artillerie de Grandcbanips, M. Ader, agent comptable, M. Dubut l'intendant de l'armée, ont été renvovés dans leur cercueil, et les morts comme les vivants portaient sur leurs corps des traces plus ou moins profondes des mauvais traitements qu'on leur avait fait subir. \ . E. comprendra facilement à quel degré d'exaspération les esprits étaient montés dans les deux camps, et tout ce qu'il a fallu de douloureuse résignation pour contenir la soif de vengeance qui s'était emparée de tous les cœurs. Malgré cela et l'impérieuse nécessité de maintenir le calme dans les esprits. Lord Elgin me semble vouloir pousser les choses trop loin ; il agit comme s'il cherchait à renverser la Dynastie pour tendre la main aux rebelles de iSan-King. Je ne veux ni ne peux aller jusque là, et je me séparerai plutôt de mon collègue que d'agir en opposition avec la lettre comme avec l'esprit de mes instructions.

V. E. verra par ma correspondance avec Lord Elgin que je n'ai pas voulu m'associer à lui dans des actes de vengeance inutiles d'une part, et dangereux de l'autre. lia voulu raser jusqu'au sol le palais de Youen-Ming youen, je lui ai demandé inutilement d'abandonner cette idée et je me suis alors refusé à v ])rendre part, le général de Montauban a fait comme moi, et au moment où j'écris cette dépêche à A . E. nous apercevons d'ici l'incendie qui dévore le Palais. Lord Elgin voulait aussi, je crois, que nous allassions détruire la résidence impériale dans Pe-King, mais nous ne nous porterons à cette extrémité que si ne pouvant rien obtenir du Gouvernement chinois nous étions obligés d'évacuer Pc- King pour aller hi\ernerà Tien-tsin.

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Les Commandants en Glief nous déclarent qu'il leur est impossible de rester ici après le i*"'" novembre.

Lord Elgin a abandonné aussi, en cédant à mes représentations, l'idée qu'il avait eue d'exiger du Gouvernement chinois l'érection, à ses frais, et dans T'ien-tsin, d'un monument public sur lequel il aurait constaté sa félonie et la punition qu'il avait dû subir. Lord Elgin aurait même voulu que des hauts fonctionnaires chinois accompagnassent les restes des victimes du i8 septembre, de Pe-Iving à T'ien-tsin où ils auraient été déposés dans le monument expiatoire. C'eût été exiger l'impossible, et Lord Elgin a cédé, mais à regret. Je n'ai donc pas perdu tout espoir d'amener le prince Koung à se rendre.

Le a-énéral Kmatiev est entré dans Pe-Kino.

.l'envoie ci-joint à \ . E. la copie d'une lettre qu'il m'a écrite. Peut-être les conseils qu'il donne seront-ils suivis. J'ai toute conliance en lui, mais cet incendie de Youen-Ming Youen dont les tourbillons de fumée s'étendent juscjues sur Pe-Ring, n'aurat-il pas porté la terreur dans l'esprit du jeune Prince déjà si etTrayéP II est selon moi en ce moment la seule planche de salut C[ui nous reste, et j'ai peur que la journée de demain, terme fatal donné au Prince Koung, ne se passe sans cju'une réponse ne nous arrive. Lord Elgin en serait heureux et m'a dit qu'il voudrait un refus ; j'avoue que cette manière de penser et de vouloir agir m'étonne et ni'elTraye.

Veuillez, etc. ("^ig) Baron Gros.

P. S. du ao à G heures du matin.

J'ai reçu pendant la nuit, à a heures, une lettre du général Ignatiev auquel j'avais écrit très confidentiellement pour lui parler de la position difficile dans laquelle nous nous trouvions, et je l'avais fortement engagé à bien faire comprendre au Prince que le sort de sa Dynastie était entre ses mains, et qu'il fallait absolument que le 20 de ce mois avant iO heures du iiidlin une réponse nous arrivât, que s'il voulait sauver l'Empire et sa race il devait céder sur tout. Le général m'annonce que les conseils ont été enfin écoutés et que le Prince se rend à nos demandes, il a fait dégrader Seng-ko-lin ts'in et Joui-lin, les deux chefs que l'on suppose coupables de l'attentat du 18 septembre.

Cet heureux dénouement, obtenu en dehors de l'influence anglaise, et peut-être malgré elle, est dû en partie au général Ignatiev dont la conduite, depuis notre débarquement à Pe-t'ang a été pleine de tact et de bon vouloir pour nous.

llOli DESTRUCTION DU PALAIS d'ÉTÉ

Je serais heureux, M. le Minisire, si ^ . E. ol)tenail de la bienveillance de l'Empereur pour le général Ignaliev un témoignage de salislarlion qui lue seinhlc si légiliuienient mérité.

(Sig.) Baron Gros.

On jugera de iaveuglement (ui plulùl de la folie du gouvernement impérial par Tédil suivant qui avait été lancé pendant la marclie des Alliés de Tien-tsin à T'oung-tclieou.

EDIT IMPERIAL

J'ai toujours traité les didérenles nations étrangères avec la même bienveillance; je leur ai accordé sans restriction la liberté de commerce. Aussi les Français et les Anglais sont restés longtemps avec la Chine en relations amicales, et pendant de longues années il n'v avait pas eu entre nous l'ombre d'un désaccord, lorsque tout "à coup dans la 7'' année de notre règne, ils ont porté la guerre dans la Pioxince de kouang-Toung. ont brutalement occupé notre ville, capitale de cette Province, et enle^é nos mandarins. Convaincu que notre vice-roi Ye Ming-chen était la cause de tous ces malheurs par son inhabileté à traiter les aiïaires, nous n'avons pas hésité à l'en punir, et cjuand dans la 8" année de notre rè'gne les barbares Elgin et les autres sont venus à T'ien-lsin pour négocier, nous avons ordonné au Vice-Roi 7"an T'iiuj-siung de se rendre auprès d'eux pour régler les questions à résoudre. Ces barbares alors profitant de ce que nous n'étions pas préparés ont attaqué nos forts et sont arrivés sans coup férir à T'ien-tsin. Craignant des malheurs sans nombre pour notre peuple nous avons ordonné alors au Premier Ministre A(j«e{-/(V//)(y et à d'autres d'aller négocier avec eux et de mettre fm à la guerre, et comme dans tous les articles proposés par eux il y en avait de réservés, nous prescrivîmes à Kouei-Uamj et aux autres de se rendre à Chang-Haï pour établir les futurs tarifs. Dans la cf année de notre règne les barbares se présentèrent de nouveau devant T(ikou avec des navires de guerre et avec rinlention de détruire nos forts, et c'est alors que notre généralissime SèiKj-ko-Un-ls^in exaspéré leur fit subir une déroute complète. C'est donc à eux seuls qu'ils doivent s'en prendre de leurs malheurs et nullement à la

I. (Ict édit doit être date du 18 au ya septembre puisqu'il parle de l'arrivée des barbares devant T'oungtcheou.

u. 11. Cordier. E.t/). de Chine 1 8^7-18^8, p. 3/^3.

KDIT IMPÉRIAL /JoS

Chine qui a manqué à ses engagements. C'est du reste ce que tout l'univers sait parfaitement. Cette année encore les chefs barbares Elgin, Gros et les autres se sont présentés à l'embouchure de la rivière, et comme nous ne conservons aucune rancune du passé, nous avons permis qu'ils prissent la route de Pe-t'ang pour venir à la capitale échanger les ratifications de leurs traites. i\ous ne pouvions pas croire alors qu'ils venaient avec des intentions détestables amenant avec eux des canons sur des chars et des troupes de cavaliei's et de fantassins avec lesquelles ils ont attaqué nos forts de Ta-koii par derrière, forcé nos armées à fuir et sont arrivés pour Ifi seconde fois jusqu'à T'ien-tsin. Considérant alors que hoiici-liang était l'homme qui les années précédentes avait conféré avec eux à Pe-t'ang et à T'ien-tsin, nous lui avons donné l'ordre d'aller ouvrir de nouvelles négociations avec eux. Croyant que ces barbares avaient quelques notions de justice et de convenance nous espérions leur voir formuler des demandes auxquelles nous pourrions consentir; mais qui aurait pu croire qu'Elgin mettrait en avant des prétentions arbitraires, réclamerait le remboursement des frais de guerre, l'ouverture de nouveaux ports, et voudrait amener des troupes jusque dans les environs de la Capitale, toutes prétentions tellement exagérées et détestables que nous avons dû ordonner au Prince de I, Tsniyiian^, et au Ministre de la guerre Moii-ying, de se rendre auprès de lui pour tenter de négocier et de résoudre définitivement ces questions. Mais les barbares révoltés, pour satisfaire leur orgueil vinrent menacer Toiing-tcheoa avec une armée, exprimant en outre le désir d'amener leurs troupes à la capitale, et de nous y voir. Si une prétention aussi insensée avait été concédée, comment aurions-nous pu nous présenter devant nos peuples? Aussi avons-nous dû donner les ordres les plus sévères aux divers Commandants des troupes d'amener de partout des cavaliers et des fantassins, et d'aller combattre avec fureur. Nous avons également enjoint à tous les départements et districts voisins de la Capitale de réunir les troupes de réserve pour renforcer les autres

1. Il est nécessaire de préciser le nom de ce personnage appelé tantôt Prince de I, Prince de I-Sin, Prince de I-Ts'en, etc. ; en réalité il s'appelait Tsaï-yuan. Yi Ts'in-Avang, c'est-à-dire « Tsaï-yuan, I^rince du Premier Rang (^Ts'in-n'ang) Yi ». 1\ fut condamné à mort en nov. 1861 en même temps queTouan-houa et Sou Cliouen. Cf. mon IJisl. des Belnt., I, p. 129. — Mon collègue, M. Vissière, a l'obligeance de m'indiquer de quelle manière avait été estropié le nom du Prince dans les traductions faites en 1860.

.'lOO DESTBLCTION DU PALAIS d'ÉTÉ

armées et les aider à combattre, et de lever des corps de volontaires à cet elTet. Sur les routes ou dans les campagnes tout homme, soit Mandarin, soldat ou du peuple, qui coupera la tète d'un no/r, recevra 5o taels de récompense, loo taelspourcelle d'un blanc et ooo pour celle d'un chef: toutes les personnes qui pourront brûler ou prendre un navire barbare, recevront 5 ooo taels, et en outre tout ce C|ue le navire contiendra leur appartiendra. Le peuple de T'ien-fsin renommé de tout temps par son courage et sa fidélité doit considérer les barbares comme des ennemis détestés, et les attaquer soit ouvertement soit en sous-main de façon à les exterminer. Nous ne sommes pas un Empereur qui aime la guerre, aussi ne pouvons-nous surmonter la douleur qui nous accable, que nos peuples en soient convaincus ! Quant à ceux de nos sujets' soit de Canton, du Fou-Kien et d'autres lieux que les Barbares ont enlevés, nous les considérons toujours comme nos enfants, et les engageons à tenter de fuir en cherchant h couper la tète d'un barbare et à venir nous l'offrir, nous leur promettons en retour de les récompenser généreusement. Ces barbares viennent de contrées extrêmement éloignées dans le seul but de faire du commerce, et si les choses en sont venues au point où elles en sont, ce ne peut être que parce qu'ils ont été appelés par les Bandits et les Rebelles de l'Empire. Pour parvenir à les détruire nous ordonnons aux Mandarins des ports de prendre toutes les mesures nécessaires pour ruiner leur commerce. Quant aux autres nations qui se montrent respectueuses et obéissantes envers nous et dont les relations restent pacifiques, il est entendu que leurs transactions ne doivent pas être troublées. Cependant si les Barbares venaient à se repentir de leur crime et à le reconnaître, il faudrait les laisser jouir clans les din'érenls porls de la liberté de commerce qui leur a élé concédée précédemment, pour bien établir ainsi que nous sommes un Empereur généreux et bienveillant. Si au contraire ils persévèrent dans leur révolte, que mon peuple tout entier fasse tous ses efforts pour les anéantir, et nous jurons ici que cette race abominable, si elle n'a pas voulu reconnaître ses crimes, sera exterminée toute entière.

Que cet Edit soit porté à la connaissance de tous et respecté par tous.

I . Les coolies ou domestiques chinois au service des deux armées ; il y en a à peu près 5 ooo ; l'ambassade en a 5o à peu près. — Note du B"" Gros.

Le général Ignatiev ne s'était pas trompé : le prince Koung cédait devant une force à laquelle s'était vainement heurtée sa diplomatie. Le 20 au matin, le prince prévenait le baron Gros que le Gouvernement chinois accordait toutes les demandes formulées dans la dépêche française du 1 7 octobre, que Seng-ko-lin-ts'in et Joui-lin étaient disgraciés et que l'indemnité allouée aux victimes du guet-apens de T'oung-tcheou allait être payée ; dans sa réponse, le baron {Jros en exprimant sa satisfaction, annonce au prince Koung qu'il a délégué le premier secrétaire de l'ambassade, M. le comte de Bastard, pour s'entendre avec les délégués chinois pour préparer la rédaction de la Convention qui doit rétablir la paix entre les deux pays.

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