‹ L'expédition de Chine de 1860; histoire diplomatique, notes et documents;Chapitre 31 sur 236 · I. nist. des lielai., HT, p. 27, noie · texte numérisé non relu

I. nist. des lielai., HT, p. 27, noie

ROI El-IJAN'f; A V. DE ROlRnOlLON 59

Sous la date du i8 mai, nous avons reçu de nouveau luic autre dépêche par laquelle nous avons appris que \' . E. avait reçu l'ordre de son Gouvernement d'aller à T'ien-tsin pour échanger le traité. Moi et mes collègues, nous nous réjouissons fort de cette nouvelle, mais comme la prolongation de notre séjour (notre altardement) à Chang-Haï a été causée par l'Ex-IIaut Commissaire de S. M. Britannique, c'est là le motif pour lequel nous avons écrit oniciellemcnt à S. E. M. Bruce en disant que notre retour à Pe-King ne pouvait pas être aussi prompt, et nous attendions sa réponse pour savoir si V. E. voudrait ou non séjourner ici, afm de pouvoir alors nous concerter avec \ . E.

Cependant le lo de ce mois, j'ai reçu de nouveau une dépêche de Y. E., dans laquelle Elle disait qu'Elle n'avait pas encore reçu de réponse à sa dépêche envoyée le i8 mai. A ce sujet, j'ai l'honneur de déclarer à V. E. que véritablement je n'ai en vue aucune autre idée. S. E. M. Bruce m'a lait savoir par sa dépèche dernièrement reçue qu'il ne pouvait pas s'arrêter ici beaucoup de temps, vu que le terme de l'échange du Traité s'approchait ; et comme je vois que l'époque fixée pour l'échange du Traité de voire Noble Empire n'est pas non plus éloignée, moi le Haut Fonctionnaire je ne puis que retourner le plus tôt possible à Pe-King pour traiter de cette affaire. Ainsi je dois informer V. E. que j'ai résolu de partir de Chang-Haï pour la capitale le i3 couranl.

Etant bien persuadé de vos bonnes intentions et de votre grande intelligence des affaires, je n'ai aucun doute que nous ne sachions cimenter ensemble nos relations amicales ; d'autant plus que nos deux empires se trouvent en bonne intelligence, et V. E. étant venue en Chine avec une mission de paix et d'amitié, je ne pourrais manquer de la recevoir avec courtoisie. J'espère que Y. E. se dégagera au plus tôt de tout doute cju'EUc pourrait avoir dans son cœur et en m'exculpant elle m'obligera beaucoup.

C'est là ce que j'ai à répondre, &c., &;c., &c.*.

Dans Tautre dépêche, les Commissaires Impériaux reconnaissent qu'aux termes de V article séparé du Traité de T'ien- Tsin, le paiement de la première annuité de l'indemnité

I. Pour trad. conforme, Cliang-Haï, le 12 juin 1869. L'inlerprète de la Légation, sig. : ,1. M. Marfjues.

fio AFFAinK DK TA-KOf, JUIN 18,^)9

devait avoir lieu en argent dans le couranlde celte année et dans un délai rapproché, et qu'on conséquence ils transniellent des ordres à cet efTet aux autorités de Canton :

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