ARRIVEE DE L AMIRAL HOPE AU PEI-UG
L'amiral Hope était arrivé à l'embouchure du Pei-Ho avec toutes ses forces dans la journée du 17 jnin; dès le lendemain de son arrivée, afin de remplir sa mission, l'Amiral anglais « se transporta lui-même avec une de ses canonnières de l'autre côté de la barre, tant pour faire remettre aux autorités locales la dépêche annonc^ant l'arrivée des ministres
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étrangers, que pour reconnaître par ses propres yen\ Tontrée de la rivière. Mais l'officier et rintorprèto envoyés par lui à terre ne purent communiquer avec aucune autorité ; ils trouvèrent seulement quelques soi-disant paysans ou gens de la milice qui leur assurèrent qu'il n'y avait à proximité aucun chef, aucun commandant investi de quelque autorité : interrogés cependant sur les motifs qui avaient fait placer les barrages que l'on voyait au travers de la rivière el sur l'intention des travaux de défense fort étendus depuis Tannée dernière et partiellement encore inachevés, qui s'élevaient sur les deux bords, ils dirent que ces mesures de précaution étaient prises contre les rebelles cl nullement contre les Etrangers, et que, sans doute, sur notre demande, les obstacles qui empêchaient le passage seraient enlevés. La dépèche de l'Amiral fut laissée entre les mains de ces gens, l'Interprète annonçant qu'il reviendrait le surlendemain pour en chercher la réponse. L'Amiral se rendit en efîet de nouveau le 20 dans l'après midi à l'entrée de la rivière et observa que depuis l'avant veille les travaux de forlification avaient été considérablement développés et perfectionnés. Comme il se dis})Osait à envoyer à terre, les mêmes gens se disant sans qualité avec lesquels on avait communiqué précédemment, se présentèrent à son bord avec un pavillon parlementaire (précaution qu'on leur fit observer être inutile puis((u'on n'était nullement en guerre) et remirent une dépêche d'une autorité locale subalterne qui ne précisait rien, ne laissait entrevoir que de nouveaux délais, et qui en définitive dans les circonstances était on ne peut moins satisfaisante. L'Amiral se retira en faisant réitérer à ces autorités invisibles l'avis que l'intention des ministres anglais et français était de remonter immédiatement la rivière de T'ien-tsin et l'invitation de déplacer les obstacles qui en barraient le passage ' » .
I. Lettre de M. de IJourboulon au Min. des Aff. élr., à bord du « Du Chavta » devant l'emboucliure du l^ei-lio, le 3o juin iSog.
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ARRIVEE DES PLENIPOTENTIAIRES AU PEI-IIO
Cependant les plénipotentiaires étrangers avaient quitté Chang-Haïle i5 juin et Wou-soungle i6au matin. M. Bruce dans la journée du 20, et M. de Boiirboulon avec le Du Chayla, le même jour vers 10 heures du soir, arrivaient au mouillage de l'embouchure du Pei-ho ; le ISorzagaray y était également arrivé dans la journée.
L'amiral Hope était arrivé le 17 ; comme nous l'avons vu, immédiatement le Commandant Commerell et Tinterprète M. Mongan', furent envoyés au delà de la barre pour annoncer aux autorités chinoises l'arrivée des deux ministres ; on refusa de laisser débarquer les deux délégués et on leur déclara qu'il n'y avait à terre aucun fonctionnaire, civil ou militaire, qui pût les recevoir. En apprenant ce qui s'était passé, l'Amiral anglais envoya de nouveau le Capitaine Commerell pour prévenir que les ministres étaient arrivés et que dans les trois jours, passage devait leur être ouvert pour remonter le fleuve jusqu'à T'ien-tsin.
Dès le 21 au matin « avant que j'eusse eu le temps de communiquer avec M. Bruce, écrit M. de Bourboulon^, l'Amiral llope vint me voir, et, pour ainsi dire me rendre compte de la manière dont il s'était acquitté du message dont nous l'avions chargé en commun Ce fut de sa bouche c[ue je reçus avec plusieurs autres détails que je suis obligé d'abréger, toutes les informations sur l'état que présentaient les défenses de l'entrée de la rivière et sur ce qui s'était passé avant notre arrivée. Je dois encore ajouter que l'Amiral, dès le lendemain de la sienne, avait fait mouiller la plupart de ses canonnières de l'autre côté de la barre, c'est-à-dire, dans la rivière quoiqu'à une certaine distance des forts et des barrages. Mon impression fut, d'aj^rès la descrip-